Lyon s’offre le tour du monde et Madagascar figure dans son circuit

Chaque été, le cœur de Lyon s’ouvre au monde en invitant 51 pays (63 l’année dernière) à travers leur consulat à s’installer dans le village des Fêtes Consulaires pour 2 journées (1 et 2 juillet 2017 pour ce millésime). Remerciements à D. Oliprane pour ce reportage haut en couleurs.

La fête consulaire n’attire pas que des lyonnais, loin s’en faut. On y croise des vrais touristes armés de perches de selfie, et de nombreux étudiants étrangers ravis de ce road trip planétaire en quelques heures.

En dépit des vicissitudes traversées, Madagascar est présent et n’a jamais manqué le rendez-vous depuis que cet évènement figure dans l’agenda culturel lyonnais. Une vraie opportunité pour le tourisme malgache qui s’appuie sur ce tremplin pour communiquer. Le touriste est un portefeuille qui voyage. Encore faut-il le capter. C’est dans ces évènements ciblés au plus près qu’on peut séduire.

Saluons les bénévoles qui soutiennent le stand, infatigables et stoïques dans ce brouhaha permanent ponctué par la sono d’une scène de spectacle non loin derrière, inépuisables et souriants face à l’afflux des visiteurs. Certes la ville de Lyon offre l’emplacement, mais le reste est pris sur leur temps et leurs poches. La promotion et la valorisation de Madagascar sont faites avec des bouts de ficelles. Eux, n’attendent plus rien de l’aide de l’Etat, mais malgré tout, l’évocation du sentiment d’abandon n’entame en rien leur enthousiasme.

Les visiteurs, toujours aussi nombreux à ce millésime, connaissent le pays à travers de nombreux documentaires. La curiosité prenant le pas, on se renseigne sur les moyens d’y aller, on questionne sur les lieux à visiter. Curieusement la question du coût est peu abordée. En revanche l’insécurité a été de plus en plus évoqué me confie l’un des bénévoles. Difficile aujourd’hui de la glisser sous le tapis, encore moins de l’écarter d’un revers de main ou de chercher à minimiser. C’est un paramètre non négociable pour qui veut attirer la manne touristique. Comment concrétiser la curiosité en envie puis en voyages, si vous laissez cette épine telle une épée de Damoclès.
Allez on y croit et on leur dit à l’année prochaine

Un reportage de D. Oliprane

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