Ah la la cette RN2

Désolé mais de mon temps Marozevo c’était pas comme ça 😯

Lol, quoi encore ? Non rien, j’essaie juste de me rappeller le nombre de fois où j’ai emprunté cette RN2, reliant Tana à Tamatave

… et selon l’expression consacrée, misy misy ho izy ilay tsy mahay manisa.. un certain nombre de fois pour ceux qui ne savent pas compter 🙂

Et même si j’y ai souvent roulé en mode kéké, je me suis toujours arrangé pour ne jamais me retrouver de mon fait dans une situation dangereuse !

Mais pour ça, il n’y a pas de mystère : ces 360 kilomètres se préparent tout simplement.

Côté mécanique, et bien tout doit être au poil. De bons pneus, des amortisseurs fonctionnels et le freinage doit être top lui aussi. Surtout en mode kéké 🙂

Et puis l’expérience quoi. Tana Moramanga on y va tranquille, le temps de bien s’imprégner la route. Descente tranquille de la Mandraka, Marozevo et toussa.. on commence à accélérer jusqu’à Moramanga.

… aaah la belle ligne droite à l’entrée de Moramanga.. le compteur annonce une vitesse indécente 🙂

.. puis on peut ensuite accélérer franchement entre Moramanga et Brickaville, c’est assez plat. On fait attention aux points noirs comme Beforona justement, traître avec tout ce gasoil sur la chaussée, qui, combiné avec une petite pluie fine, transforme la chaussée en une belle patinoire ! Avec souvent des conséquences dramatiques, comme cette dizaine de décès de pèlerins il y a quelques jours.

Dernière partie, entre Brickaville et Toamasina, une partie assez compliquée avec un élevage de dinosaures sans doute dans le coin, vu tous les nids sur la route.

Ceci étant, toussa était vrai jusqu’en 2018 car lorsque je regarde l’état de cette route en 2022, c’est tout simplement effroyable. Des trous, des trous et encore des trous sur la majeure partie du trajet, c’est incroyable !

Si de mon temps on faisait ça tranquillement en 5-6 heures en mode pépère (4h30 en mode kéké hihi), aujourd’hui c’est minimum 10 heures ! Et risques multipliés par 2 car le danger de ces trous c’est que la voiture qui arrive en face souvent se déporte sur la chaussée pour les eviter. Je vous laisse imaginer les dégâts dans un virage sans visibilité.

Et bonjour aussi les dégâts sur la mécanique. Arriver sans pépin mécanique à destination relève du miracle divin.

Piloter sur cette RN2 était vraiment sympa à mon époque. Mais cela hélas fait partie d’une époque révolue avec ce failed state qui n’a rien entretenu du tout, transformant cette RN sympathique en un piège mortel de tous les instants. Quand je disais dans une autre chronique que rien n’est pérenne dans ce pays, en voici encore un bel exemple, c’est dommage.

Ah oui, la seule fois où je me suis vraiment fait peur, je ne sais plus c’était à quel niveau, mais voici donc votre serviteur qui déboule à très grande vitesse dans une côte avec un virage aveugle

… et devinez sur quoi j’atterris ? 2 camions côte à côte, immobiles, bloquant totalement la chaussée et les 2 crétins de chauffeurs en train de discuter tranquillement 😯

Là oui on bascule direct en mode Lala sy Noro : oay LLNBVY et Kin*****la ela ! L’enfer c’est vraiment les autres au pays endémique.

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Harry
Harry
1 mois plus tôt

Tsy azo atao sakafo hono ny lalana, le bus ho avy tsy haiko hoe fihinana ve

Miserana
Miserana
En réponse à  Harry
1 mois plus tôt

Hande téléphérique hono ilay bus koa.
Une descente en tyrolienne à Mandraka devrait être envisageable aussi, avec récupération d’électricité pour aider la centrale en passant.

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