Alors cette diaspora ?

{:fr}

Hier une petite brève que je pensais anodine a déclenché pas mal de réactions. De passions même 🙂 Et du coup, ça m’a donné envie d’écrire sur la question.

Premier réflexe : googler déjà la définition du mot diaspora. Et première surprise, ce qui ressort c’est qu’en général, on parle de diaspora à propos de gens qui ont été contraints à l’exil du fait d’événements historiques : on parle surtout de la diaspora juive, arménienne, tzigane, etc. En quelque sorte des communautés ethniques ou des peuples qui ont émigré à l’insu de leur plein gré.

Donc je ne sais pas trop si le terme de diaspora peut s’appliquer à nous les Malgaches mais bon, je ne vais pas non plus m’attarder sur ça, ce n’est pas le plus important.

Alors, quid de cette « diaspora » malagasy dans le monde ? Est-ce pertinent de chercher à l’impliquer dans le développement de Madagascar comme il est souvent question ces derniers temps ?

Moi je vais répondre tout de suite à la question : non, je ne pense pas que la diaspora souhaite s’impliquer dans le développement de Madagascar. Évidemment, je parle des 99%, il restera toujours le 1% 🙂

Alors pourquoi une position aussi tranchée ?

Divisons si vous le voulez bien cette « diaspora »  en deux. Il y a la diaspora historique, les vieux de la vieille qui vivent à l’étranger depuis la nuit des temps, qui s’y sentent bien, qui y ont élevé leurs enfants, qui eux même ont fondé à leur tour leur famille et ainsi de suite. Depuis 3 voire 4 générations.

La seconde diaspora, plus récente, ceux sont ceux qui se sont tout simplement barrés de Madagascar. Soit ils ont fait leurs études à l’étranger et se sont débrouillés pour y rester, soit ont épousé un étranger ou autre moyen peu importe, à la première occasion, bye bye Madagascar.

Mais première ou deuxième diaspora, dans tous les cas, tous ces gens n’ont conservé de Malgache que leur nom. Pour le reste, leur mode de vie est déjà complètement différent, ils se sont très vite assimilés là où ils se sont installés.

Bien entendu, ils auront toujours un peu de nostalgie pour le pays mais ça s’arrête là. Leurs connaissances du pays, ce qu’ils en lisent dans les medias internet (dont actutana 🙂 ) les confortent dans l’idée qu’ils sont très bien là où ils sont actuellement et surtout pas question d’investir quoi que ce soit dans ce pays de fous qu’est Madagascar, dirigés par des fous obsédés par leur 3V.

Et comment faire confiance dans ce cas ?

Dès qu’il sera question d’argent, cette diaspora ne pourra qu’éprouver méfiance et suspicion. Certains ont essayé de monter quelque chose et paf, bien entendu ça a tourné au vinaigre. Le patron est à 10 000 kms, le gardien danse à chaque encaissement du virement en euros.

Donc pour 99% de la diaspora, Madagascar c’est terminé. Peut-être qu’avec la seconde génération de la diaspora certains essayent quand même tant bien que mal d’entretenir quelques liens, de suivre quelques micro projets familiaux mais je pense que ça s’arrêtera là. Car n’oublions pas non plus que cette diaspora a sa propre vie à mener là où elle vit et ce n’est pas forcément évident pour tout le monde, la crise est mondiale, ne l’oublions pas.

Voila donc le tableau actuellement et il n’incite guère à l’optimisme d’une « participation de la diaspora dans le développement de Madagascar ». C’est une analyse sans fard et sans concession des réalités, inutile de se créer des mirages et des plans sur la comète.

Faisons quand même des plans sur la comète

Les plans sur la comète serait que nous ayons des gouvernants pour qui l’Etat de droit, la Justice, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption seraient des combats de tous les instants.

Les plans sur la comète serait que les investissements en général, pas seulement de la diaspora, soient sécurisés. Qu’ils soient bien affectés et utilisés là où ils doivent l’être et ne se perdent pas en cours de route.

Les plans sur la comète seraient que les projets soient menés rigoureusement et non pas en mode kitoatoa. Les Malgaches de la diaspora travaillent dans des cadres rigoureux, à la sauce vazaha, ils n’aiment pas le mode kitoatoa. Le n’importe quoi n’importe comment donc.

Les plans sur la comète, enfin, seraient que les autochtones montrent d’abord qu’ils veulent et peuvent initier des projets qui tiennent la route, la diaspora ensuite pourra donner un coup de main.

Voila mon tour d’horizon sur la question 🙂 il généralise sans doute beaucoup mais il a le mérite d’être réaliste et d’avoir les pieds sur terre.

Pour conclure, je dirais ceci : « Aide-toi d’abord et la diaspora t’aidera ensuite« .{:}{:en}

Yesterday a little brief that I thought was trivial triggered a lot of reactions. Even passions 🙂 And so, it made me want to write about the issue.

First reflex: googling already the definition of the word diaspora. And the first surprise, what emerges is that in general, we talk about diaspora about people who have been forced into exile because of historical events: we speak mainly of the Jewish, Armenian, Gypsy diaspora, etc. Somehow ethnic communities or peoples who have emigrated without their knowledge voluntarily.

So I do not know if the term diaspora can apply to us Malagasy but well, I will not dwell on it either, it is not the most important.

So, what about this « diaspora » Malagasy in the world? Is it relevant to seek to involve it in the development of Madagascar as it is often talked about lately? I will answer the question right away: no, I do not think the diaspora wants to get involved in the development of Madagascar. Obviously, I’m talking about the 99%, it will always remain the 1% 🙂

So why a position so decided?

Let us divide this « Diaspora » into two. There is the historical diaspora, the elders of the old woman who have lived abroad since the dawn of time, feel well, have brought up their children, who in turn founded their families and right now. For 3 or even 4 generations.

The second diaspora, more recent, are those who have simply barred from Madagascar. Either they studied abroad and managed to stay there, either married a stranger or some other means whatever, at the first opportunity, bye bye Madagascar. But first or second diaspora, in all cases, all these people have kept Malagasy only their name. For the rest, their way of life is already completely different, they quickly assimilated where they settled. Of course, they will always have a bit of nostalgia for the country but it stops there. Their knowledge of the country, what they read in the internet media (including actutana :)) comfort them in the idea that they are very well where they are now and especially not to invest anything in Madagascar, crazy country, driven by fools obsessed with their 3V.

And how to trust in this case?

As soon as there is any question of money, this diaspora can only feel distrust and suspicion. Some have tried to mount something and paf, of course it has turned sour. The boss is 10 000 kms, the guard dances with each cashing of the transfer in euros. So for 99% of the diaspora, Madagascar is over. Maybe with the second generation of the diaspora some still try to keep some links, to follow some micro-projects family but I think it will stop there. For we must not forget that this diaspora has its own life to lead where it lives and it is not necessarily obvious to everyone, the crisis is global, let us not forget.

This is the picture at the moment and it does not give much encouragement to the optimism of a « participation of the diaspora in the development of Madagascar ». It is an uncompromising and uncompromising analysis of the realities, needless to create mirages and plans on the comet.

Let us make plans on the comet

The plans on the comet would be that we have rulers for whom the rule of law, justice, good governance and the fight against corruption would be constant battles.

The plans on the comet would be that investments in general, not just diaspora, are secured. Let them be well assigned and used where they need to be and do not get lost along the way.

The plans on the comet would be that the projects be carried out rigorously and not in kitoatoa mode. The Malagasy of the diaspora work in rigorous settings, with the vazaha sauce, they do not like the mode kitoatoa. Anything no matter how.

The plans on the comet, finally, would be that the natives first show that they want and can initiate projects that hold the road, the diaspora then will be able to lend a hand. Here is my survey on the question 🙂 it generalizes probably a lot but it has the merit of being realistic and having feet on the ground.

To conclude, I would say: « Help yourself first and the diaspora will then help you. »{:}

elman

elman

Digital Native Allez on y croit !

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36 Commentaires
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mclient

pourquoi la diaspora? les 10 milliards de $ des bailleurs et l’aide des chinois ne sont pas suffisants?

Rainintsara

J’adore la conclusion, mais Béatrice vous diriez manu manuum lavant.

2i

Très bonne analyse, très pertinente ! Rêvons, faisons des plans sur la comète… réfléchissons à la manière de ne pas faire « kitoatoa » et agissons!

F

J’ai, si vous me le permettez, une opinion aussi tranché que celle d’Elman, mais pour des rasions différentes.
« Méthodologie (de cette étude)
Cette étude, réalisée par le Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations (FORIM) repose sur un échantillonnage représentatif de plus de 400 individus répartis sur le territoire français métropolitain, sur les recensements disponibles, ainsi que sur des entretiens qualitatifs avec des personnes ressources et des représentants d’associations. »
Ce sont donc 400 individus représentatifs… qui ont été pris en compte sur un nombre estimé entre 100 000 et 140 000 individus appartenant ou déclarés comme tels, à la diaspora malgache.
Ce qui m’étonne un peu (euphémisme) c’est qu’une autorité française fasse au mépris de la loi une étude « ethnique » basée sur des statistiques tout aussi ethniques qui sont interdites par la loi française.
Mais le bon vieux principe  » faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais » vient de recevoir une reconfirmation Jupitérienne…

Ne faisant pas partie de la diaspora, mais ayant du respect, de l’amitié et parfois un peu plus pour la population de Madagascar, je suis persuadé que des gens de bonne volonté existent envers et contre tout quelles que soient leurs condition de naissance.
Mais je sais qu’à l’heure actuelle il y a un tel passif créé artificiellement entre ceux qui sont au pays et ceux qui sont ailleurs, que la bonne volonté ne suffira pas à le combler.
La mépris auquel j’ai fais maladroitement allusion dans un autre post, est maintenant tel qu’il est insurmontable.

Ne pas oublier qu’il y a pratiquement 22 peuples qui habitent à Madagascar, et autant au niveau de la diaspora !
Réconcilier ces diverses peuplades ne sera pas facile…
Il a fallu 375 ans à la France pour faire cesser cette forme particulière de guerre civile, qu’étaient les guerres de religion entre les papistes et les huguenots, de 1530 à 1905…
Les malgaches ne devraient-ils pas en passer par la case guerre civile pour arriver a enterrer leurs divisions ?
Ou bien finiront-ils par avoir la sagesse d’éviter cette sinistre case ?

Niomanina

Madagascar a très peu de diaspora comparé aux autres pays d’Afrique. Peut-être parce qu’il est beaucoup plus difficile de quitter Madagascar que les autres.

Les Maghrébins, les Maliens, les Sénégalais, les Camerounais, les Nigérians, … sont de loin beaucoup plus nombreux que les diasporas malagasy.
Dans ces pays ça a fait longtemps que c’est devenu une institution les diasporas. Il y a dans certains de ces pays par exemple des Hôpitaux financés exclusivement par l’association de leurs ressortissant à l’étranger.




kof

Merci pour ce billet elman.

Rien à ajouter, rien à retirer si ce n’est que pour moi un malgache qui aide un proche au pays, ne serait-ce qu’à hauteur de 10€/mois, contribue déjà au développement du pays. Ce sont déjà 120€/ans qui sont injectés dans l’économie malgache. ça va à quelqu’un qui, autrement, serait peut-être dans la rue ou dans l’impossibilité de manger à sa fin ou de se soigner, d’envoyer un enfant à l’école. Même celui qui ne fait rien, qui n’envoie rien pour moi contribue au développement du pays : au pire il n’est un boulet pour le pays. Certes il aurait pu être un élément productif, mais il n’est pas du coup un élément contre-productif : criminel, corrompu etc…

kof

, j’ose supposer quand-même que dans la plupart des cas c’est pour aider les parents ou quelqu’un d’invalide (vieux, malade, handicapé etc…). je vois pas pourquoi quelqu’un se séparerait de 10€/mois pour aider des frères, soeurs, cousins, cousines valides etc… Ou alors très temporairement pour sortir quelqu’un du pétrin.

Marcus

J’ai lu ce profil de la diaspora en France plusieurs fois.
La conclusion est que c’est indispensable pour le « Firenena sy Tanindrazana » ce Forum de la diaspora d’octobre.

Les diasporas ont une vue extérieur du Pays, tandis que les habitants ont une vue de l’intérieur.

L’argent « seul » ne fais pas avancer, il y en a d’autres: des leçons à apprendre, des expériences à partager, des suggestions à faire…

Marcus

, Tout à fait d’accord avec vous, mais il n’est jamais trop tard de commencer à bien faire.
Les mauvaises habitudes ont la vie dure, surtout chez nous.
Je vois tout de même de bons éléments au Pays, des gens qui veulent faire les choses autrement aussi pour se démarquer dans le bon sens, même si avec l’ensemble de la population au Pays, il y a énormément de travail à faire, et comme vous le dites « il faut être sacrément balaise ».




F

@Marcus, Il n’y a pas qu’à Madagascar que les habitudes ont la vie dure, c’est une caractéristique humaine. Ce qui est mauvais c’est plutôt la difficulté de perdre les mauvaises…
Mais j’ai connu un bon nombre de malgaches qui y ont réussi, sans même aller étudier à l’étranger juste en acceptant la main tendue dans un intervalle de temps très court. L’un en particulier a accepté cette aide quand il avait le plus besoin d’aide et d’écoute.
Oserai-je dire qu’il à eu l’humilité d’accepter cette aide extérieure ? Il n’a pas particulièrement été balaise dans cette histoire.

F

, Je tenais à témoigner que des gens de Madagascar sont aussi capables de réaliser de « grandes choses » sans sortir du pays !
En fait si, ce sont des gens de la diaspora qui l’ont aidé par téléphone, courriel et vidéo conférence, c’est à dire du temps passé et de l’écoute et analyse de ses états d’âme.
Il y a aussi des gens de la diaspora qui souhaitent faire quelque chose Pour le pays ! C’est à dire sans pouvoir facilement venir ou rentrer au pays !

kof

@feng.chou,
« Je tenais à témoigner que des gens de Madagascar sont aussi capables de réaliser de « grandes choses » sans sortir du pays »

Non seulement c’est évident mais en plus une fois qu’on est sorti du pays, on ne peut plus grand chose pour le pays. Je ne crois pas du tout à l’éventualité de donner de l’argent pour « développer » le pays. Désolé mais si j’ai cet argent là, je l’épargnerai plutôt, ou l’investirai ailleurs où les risques me permettent d’envisager en toucher une dividende. L’envoyer au pays juste pour le « bien » du pays sans que j’en profite? Je ne m’appelle pas encore père Pedro. Et ça n’a rien à voir avec mon amour du pays. C’est juste comme ça que ça marche.

kof

, Exactement. Mais le risque de tout perdre est tel que beaucoup renoncent au final. Même pour construire une baraque il y a toujours un risque non négligeable que les choses ne se passent pas comme prévu, voire se passent très mal. Situation vécue par un proche : l’argent envoyé régulièrement pour la construction de la baraque a été détourné en grande partie pas la personne (quelqu’un de la famille censé être de confiance) qui en avait la responsabilité sur place. Résultat : baraque inachevée + relations familiales explosées. Voilà. C’est juste inenvisageable d’investir au pays si on n’y est pas 24/365. A moins d’être fou…




kof

,
« dans ce cas, prendre carrément une année sabbatique juste pour venir construire la baraque à Mada »

Hélas une année sabbatique est toujours une année sans solde même si la loi vous « garantit » de retrouver votre emploi à votre retour si l’entreprise existe encore. Et vu que vous allez la passer à l’étranger vous ne toucherez pas même le RSA (qui est suspendu en cas d’absence du territoire de plus de 3 mois) 🙂

Du coup ça revient très cher la baraque au pays.

kof

,
« bah elman ouvre son agence à Tana, vous construit la baraque de vos rêves et prend sa commission de 25% de la valeur du budget au passage »

Me semble un super créneau qui pourrait super bien marcher. Je pense qu’il y a une vrai demande de la part de la diaspora.

Pareil, une société sérieuse qui gèrerait des affaires montées par des expats, c’est aussi, à mon sens, une super bonne idée. Tout dépend de la confiance et donc des moyens transparents mis à disposition des clients pour s’en assurer. Il y a quelques années, j’avais envie d’envoyer une vieille voiture là-bas pour faire taxi. Je me suis dit, si ça marche je pourrais bien envoyer une 2ème puis ainsi de suite. Mais aucune envie de confier ça à la famille (j’y tiens à la famille, hors de question donc de faire affaire avec). Si une société suffisamment sérieuse existait sur place pour gérer ça, j’aurais probablement sauté le pas. Si ça pouvait me rapporter même un peu d’argent mensuel, ça m’aurait intéressé.

Au final, pas besoin de forum pour intéresser la diaspora à investir au pays. Une petite discussion sur actutana et les idées peuvent émerger 🙂




Rakotomangamijoro

, « on se met en mode pédagogue ». Tsy azon’ny vava hoe : « Itony koa miseho milay fa MBA avy any andafy » ve ianareo @ izany manao pédagogue izany?

Mandress

@Rakotomangamijoro,
Ka eo indray no misy mahazo diploma baoritra ka tsy fantatra izay afitsony.
Ohatran’ny miaramila tongatonga be kintana tsy niady sy nahita izay dikan’ny kintana.
Rehefa tratran’ny rivodoza, tonga dia mirodana.
Hita taratra eo ihany izay tena nahazo avy amin’ny fahatsemboany sy izay nahazo tamin’ny makarakara.

Ny voromahery dia voromahery na afaka arivo taona, folo arivo taona!!! Tsy ho goaika mandrakizay.

Marcus

, Je sais aussi que beaucoup de diaspora pense plutôt famille, ou amis proche.
Actutana aussi résout beaucoup de choses par la biais de la diaspora.

Mais la vision doit être plus large: à l’échelle d’un pays, à la hauteur de millions de citoyens « riche » en diversité, des choses à organiser et harmoniser à grande échelle…d’où être dans un Forum pour parler développement.

C’est comme la RNS, on peut aller faire du sport, ou organiser des compétitions ailleurs…mais la plus grande réussite c’est être là ensemble, dans une organisation en grand, au même moment — Les conférences internationaux sont aussi dans le même principe (Macron, Merkel et Trump peuvent se parler en vidéoconférence, mais c’est toujours différent d’être là au sommet du G20)

Vazaha be

,
 » la vue ne suffit pas  » , il faut aussi l’écoute en temps réel et en direct car sinon avec les « lunettes » du pays d’accueil fausse un peu les choses.
Il y a autre chose à prendre en compte pour investir dans une entreprise ou construire une maison pour sa retraite par exemple : quand on investit dans l’entreprise vaut mieux être sur place avec un visa pour un tant donné soit on le renouvelle soit on revient en France ( je parle pour celui qui vit en France, ailleurs je ne sais pas) puis on y retourne bien obligé évidemment (à moins de laisser la main à un associé de confiance); l’autre exemple pour construire une maison pour sa retraite quand on a travaillé en France, on aura cotisé pour la retraire et l’assurance maladie aux conditions suivantes :
Les droits auprès de l’Assurance Maladie

Vous êtes installé durablement à l’étranger

Vous êtes retraité(e) du régime général et vous vivez à l’étranger ? Pour obtenir la prise en charge des soins que vous réalisez dans votre pays de résidence, vous devez remplir trois conditions :

1) être titulaire d’une retraite du régime général ;
2) vivre à long terme dans un pays de l’Union européenne ou dans un pays ayant signé une convention comportant des dispositions en matière de droit aux soins de santé* avec la France ;
3) ne pas percevoir de retraite de votre pays de résidence.

Le petit (*) dit : * Liste des États ayant signé une convention de Sécurité sociale comportant des dispositions en matière de droit aux soins de santé avec la France : Algérie, Andorre, Ex-Yougoslavie (Bosnie, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie), Maroc, Nouvelle Calédonie, Polynésie Française, Tunisie, Turquie

Donc en conclusion : tu as intérêt d’être en bonne santé ou sinon tu fais comme les autres : tu te soignes à Madagascar comme parmi d’autres ( quand on voit les hôpitaux, sujets déjà abordés ici…). Cela donne à réfléchir 2 fois voire même 3 avant de revenir au pays !!!

F

D’après Wikipedia : La France compte en 2013, 7 439 086 étrangers venus de :
Ukraine, Tibet, Arménie, Cambodge, Comores, Grèce, Haïti, Inde, Iran, Italie, Laos, Liban Maghreb, Maroc, Pologne, Turquie, Algérie, Belgique, Britannique, Portugal, Nigeria

A noter qu’il n’y a aucun nombre cité pour Madagascar ! Ce qui ne m’étonne pas du tout.




F

Cette question de diaspora malgache (pas seulement en France 🙂 ) est intéressante.
Une initiative est née en 2016 dans les pays francophones principalement.
Une autre initiative gouvernementale est née en 2017.
Nul ne connait l’histoire de l’œuf et de la poule !
Il me semble que les initiateurs de ZAMA 2016 connaissent de façon plus précise le nombre de membres de la diaspora malgache que les fonctionnaires du MAE Malgache.
Il sera intéressant de voir combien de membres de la diaspora viendra pour cette réunion au pays.

Quoiqu’il en soit je crois que c’est un basique problème d’offre et de demande. La diaspora connait et analyse pas trop mal la situation du pays et est en position d’offrir ce qui manque cruellement au pays depuis des lustres.
La question est de savoir si le pays va accepter cette offre en totalité ou après détricotage !

Bemaso 67

Amiko aloha ny fiantsoahana Diaspora Malagasy avy any ivelany, hanjay anjara eo amin’ny lafiny toekarena sy sosialy dia ilaina ,satria amin’izao fotoana izao dia ireo vahiny (Karana sy sinoa ) dia managana rafitra fanangonambola avy any ivelany ( capital risque,financement participatif) entina hanamafisana ny fangejana toekarena malagasy .

Marcus

J’avoue que c’est plus facile d’appeler des petits associations et ong que la diaspora. Voyons un côté Négatif et dégoûtant.

D’autant plus que beaucoup de gasy de Mada les considèrent la diaspora comme des gens fetsifetsy, mahitahita pour fuir la pauvreté, la dictature, la médiocrité et l’insécurité.
Puisque ce sont des fuyards, il sont des machines à sous, sans cervelles qui sert les étrangers et n’est pas utile au pays. Ils ne sont à l’étranger la plupart du temps, et ne font rien au Pays. En étranger l’argent foisonne, on ne demande que leur argent, le reste on s’en fout. De toute manière, la diaspora ne reviennent qu’en mode « passif »: vieux à la retraite ou mort.
Certains sont des Mpanambady vazaha pour ascension sociale sans faire des effort: des profiteurs et profiteuses sans scrupules, « vola mora ».

La Diaspora trouve que la gasy sont Kamo: ne cherche pas à bien faire les chose, toujours médiocre et ne fait pas d’effort pour s’en sortir. Mila vazaha hibaiko vao mody home mahavita et sale en plus. manaonao fana, vita gasy. mpangalatra daholo sady rats saint daholo.

alors clichés et négativisme, c’est ça entre diaspora et gasy de Mada. aucun rapprochement. Tout le monde veut se cantonner dans sa petite bulle et va dire que les initiatives venant des gasy sont mauvais. Mais vous attendez qui pour résoudre ça? l’aide internationale ou Facebook…?

loula

tout est dit par elman : rien à ajouter . Pour le forum en octobre : est ce une veillée funebre ou un enterrement de la v ….. des malagasy ????? en trois jours !!!!! qu’est ce qu’on peut réaliser sinon …. une mastur …intelec ..!!!

rafangy

@loula, c est un coup de com de la grande beatriche et des lalimanga!qui peut croire que des gens habitant a des 10 000km d Antananarivo vont dépenser des dizaines de milliers d euros pour faire plaisir au mampiesona, comme quoi le régime travaille pour le pays? je crois plutôt que ce seront les lalimanga qui ont perçu des avantages de ce régime qui vont s autoproclamrs diaspora




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