Architecture Sandy Bridge, les processeurs en circulation défaillants

CPU Intel Sandy Bridge, à peine commercialisé et déjà défaillant

Depuis quelques jours, les CPU Core iX basés sur la nouvelle architecture processeur Sandy Bridge de la maison Intel ont été retirés du marché. Selon le communiqué de presse officiel transmis par la firme de Santa Clara, ces puces présenteraient des dysfonctionnements majeurs.

Selon une source sûre au sein du groupe californien, c’est un gros client de la marque qui a décelé le problème et l’a signalé au constructeur. Après vérification sur quelques échantillons, le cas de dysfonctionnement majeur a été confirmé. Intel demanda par conséquent à tous les distributeurs de retirer du marché, dans de brefs délais, les dispositifs équipés de ce processeur et de les lui remettre afin d’être « corrigés ». En réalité, c’est le chipset Southbridge qui fait défaut et qui est à l’origine de ce dysfonctionnement dont fait l’objet la dernière génération de CPU d’Intel. Pour rappel, ce dernier est dédié à la gestion des périphériques et autres composants hardware par le processeur. Dans le milieu informatique, ce circuit est identifié sous le nom de code Cougar Point. Ce dispositif est d’ailleurs le seul qui peut gérer les modèles de CPU Core i5 et 7 de la génération Sandy Bridge.

Le dysfonctionnement des processeurs Intel Sandy Bridge se manifeste essentiellement au niveau de la gestion des connecteurs eSATA, le port destiné aux disques durs externes et autres lecteurs Blu-ray. La panne se traduit généralement par des erreurs incessantes au niveau de la lecture ainsi que de l’écriture de disques pour finir par l’impossibilité de réaliser ces activités. Pour être un peu plus précis, le chipset intégré au sein de la dernière génération de processeurs Sandy Bridge gère deux débits de transfert de données différents: 3 et 6Gbits/s. C’est le premier taux qui est concerné par le bug. Pour information, les chipsets Southbridge Cougar Point se déclinent en 4 familles, à savoir le P67 ainsi que H67 pour les CPU dédiés aux desktops et les PM67 mais également HM67, pour les processeurs « nomades ». Une fois tous les produits défaillants remis sur la chaîne de production, Intel se donne jusqu’à la fin du mois de février pour remettre sur le marché les processeurs corrigés.

Selon les responsables de la firme, les préjudices liés à ce retrait et remplacement des chipsets défaillants, générant un report considérable des ventes, lui coûterait près de 700 millions de dollars. Pour ce qui est du marché français, les consommateurs n’ont pas normalement de soucis à se faire dans la mesure où les PC embarquant cette famille de processeurs ne seront disponibles qu’au mois d’avril. Seuls les utilisateurs qui ont fait acquisition de cartes mères équipées de ce CPU sont concernés.

elman

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