Baladeur numérique

Les baladeurs à cassette, communément dénommés walkmans, ont été les premiers dispositifs offrant l’opportunité d’emmener sa musique avec soi. Depuis, la technologie a grandement évolué au point que les solutions actuelles sont devenues tellement compactes et ne nécessitent plus d’unités de stockage externes.

Le baladeur numérique en histoire

L’histoire des baladeurs numériques commence en 1982, quand les leaders du marché de l’électronique grand public: Sony et Philips, ont mis au point le premier équipement de stockage de données numériques: le CD-ROM. C’est à partir de cette période que l’on peut réellement parler de baladeur numérique et non, à la date de la commercialisation des walkmans, qui sont des dispositifs lisant des fichiers audio analogiques. Au milieu des années 90, l’alliance entre les deux grandes enseignes prit fin et chacune d’elle se lance dans la conception mais également le développement d’unité de stockage propre. Philips commercialise alors les DCC ou Digital Compact Cassette tandis que Sony, met à la disposition du grand public un dispositif répondant au nom de MiniDisc. Le premier n’a pas connu le succès escompté et fut totalement inconnu des consommateurs tandis que le second a eu ses moments de gloire, malgré le fait que les baladeurs dédiés n’étaient adoptés que par un segment « élitiste » de consommateurs. La raison étant que la solution était extrêmement onéreuse mais par contre, disposait de plusieurs avantages, pour ne citer que la possibilité de réécrire le disque ou la capacité de stockage largement supérieure au CD. Toutefois, le format audio de l’époque limitait considérablement le nombre de titres que l’on pouvait stocker, ce qui amena Sony à développer un format compressé dénommé ATRAC. Ce système permettait d’alléger la taille du fichier et ce, en éliminant tous les éléments inaudibles à l’oreille humaine. C’est dans cette optique que le format audio informatique MP3 ou Moving Picture Experts Group Audio Layer 3 a été introduit. Ce standard a été développé par des chercheurs européens dans le cadre du projet Digital Audio Broadcasting et fut à l’origine de la chute des MiniDisc de Sony. Les premiers baladeurs exploitant ce format numérique révolutionnaire sont le Mpman produit par SaeHan Information Systems en Asie et Rio PMP 300 de Diamond, aux États-Unis.

Enjeux et éléments constitutifs des baladeurs numériques

En raison de l’exploitation et la vulgarisation du format audio, mentionné supra, au niveau des baladeurs numériques, ces équipements sont communément dénommés baladeurs MP3. A partir des années 1998, pratiquement tous les constructeurs se sont lancés dans la production de ce dispositif innovant. Les forces des baladeurs numériques reposent essentiellement au niveau de la capacité de stockage, le gabarit compact des solutions et la faible consommation d’énergies. Les lecteurs actuels proposent des capacités de stockage atteignant les 32Go, l’équivalent de 8000 titres. Pour ce qui est de la forme compacte, on retrouve aujourd’hui des lecteurs dépourvus d’interface et qui sont directement intégrés dans le boitier des périphériques de sortie audio, autrement dit, des écouteurs. Quant à la faible consommation d’énergies, elle résulte essentiellement du fait que ces baladeurs ne disposent pas de dispositifs mécaniques. Qui plus est, les piles ont laissé la place aux accumulateurs et de ce fait, il suffit de recharger l’appareil. Une caractéristique qui s’avère particulièrement économique et écologique. Il est important de remarquer que les dispositifs de stockage étaient initialement des disques durs miniatures. Ces équipements furent ensuite substitués par des mémoires flash qui disposent d’une plus longue durée de vie, plus résistantes et moins gourmandes, en termes d’énergies. Cependant, les DD offraient plus de capacité de mémoire, atteignant les 320Go. Un baladeur numérique est généralement composé de différents éléments constitutifs. Ces derniers sont l’unité de stockage pour stocker les fichiers numériques, un processeur dédié à la conversion numérique-analogique, un accumulateur pour le fonctionnement autonome, une interface de contrôle et de gestion pour interagir avec l’appareil, une interface de communication pour la liaison avec le PC et une sortie audio, pour brancher les périphériques destinés à l’écoute. Actuellement, les baladeurs numériques ne se restreignent plus à la lecture de fichiers audio mais gèrent plusieurs autres fonctionnalités, pour ne citer que la lecture de données vidéos, le visionnage d’images, l’enregistrement audio, la radio FM et la fonction APN. Les appareils hauts de gamme gèrent même la connexion Internet, la lecture de e-book, les applications et les jeux vidéos, à l’image de la dernière génération de baladeurs numériques de Apple: iPod.

Malgré le fait que les terminaux convergents, communément connus du grand public sous le nom smartphones, gèrent la fonction de lecteur multimédia, les baladeurs numériques ont encore de beaux jours devant eux.

elman

Digital Native Allez on y croit !

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