Avant, ils avaient la charrue et l’angady

Dépêche

Avant ils avaient compris les enjeux stratégiques du riz.

Mais ça c’était avant.

Et vers quelle année plus précisément ?

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angelikedemada
angelikedemada
4 années plus tôt

En soudant les 5 charrues ensemble et en y attelant 5 zébus on travaillerait cinq fois plus vite… mais ça c’est pas le mora mora traditionnel.

Fort-Carnot
Fort-Carnot
4 années plus tôt

quel est pourcentage de vendeur de matériel malagasy qui vendent du matériel agricole? plus précisément adapté à la populace? c’est très faible à mon avis. Hormis les gouvernements qui se sont succédé, quels investisseurs ou vendeurs a vraiment fait le boulot? on préfère vendre la chinoiserie et les 4×4 aux gens au lieu des outils.

F
F
4 années plus tôt

Fin des années 60 j’ai connu un gars qui enseignait à des malgaches comment fabriquer des outils agricoles performants et “écologiques” n’utilisant pas de moteurs thermiques.
Il a été remercié début des années 70…

Ianona
4 années plus tôt

Et aujourd’hui ils sont toujours à la charrue et à l’angady, rien n’a évolué.

Pov de nous
Pov de nous
En réponse à  Ianona
4 années plus tôt

, les paysans qui font nourrir le pays non! mais les politiciens et dirigeants qui entubent les paysans et toute la population si! aujourd’hui ils sont en “4×4 V8, Mercedes AMG G63…”. Eh ben, ” Prouvez moi que les malgaches sont pauvres”!

tsytiafoza
tsytiafoza
4 années plus tôt

Jereo ange ilay razoky manao complet eo afovoany e! Mitovy amin-dRajaomampiesona sa dadabeny io?




tout fou K
tout fou K
4 années plus tôt

Si on est à ce stade aujourd’hui, c’est que tous les dirigeants qui se sont succédés n’ont jamais eu de politique rizicole et de la sécurité des producteurs! Et voyez maintenant l’effet de l’exode rurale: les pauvres envahissent la capitale (qui n’est plus sûrement digne de ce nom).Allez: amusez vous à compter tous ces hommes, de tout âge, sans véritable gagne-pain (déclaré)du côté des stationnements et marchés!Essayez de chiffrer ces femmes de tout âge, suivies de leur progéniture, faisant la manche devant les magasins et restaurants et se rabattent finalement sur les bacs à ordure! Pauvres de nous 🙁

F
F
4 années plus tôt

“Ils sont encore à la charrue (tractée par un ou deux zébus) et à l’angady…”

Bien souvent, sauf peut être dans des plaines des hauts plateaux, zébus et charrettes passent là ou des tracteurs s’enlisent. Les angady, surtout faites avec l’acier des bouteilles de gaz, sont de fabrication locale et très robustes.
Non, je ne souhaite pas faire l’apologie de technologies du passé, mais seulement mettre en avant la valeur de méthodes qui ont fait leurs preuves il fut un temps.
Refuser des technologies plus récentes serait stupide, mais les mettre en place sans tout l’environnement qui va avec est stupide.
Je ne vais pas me la faire vieux *on en rappelant la fameuse livraison de tracteurs made in USSR dont les documents d’envoi spécifiaient bien en langue russe, qu’il n’y avait pas d’huile dans les carters moteurs…
Les tracteurs ont été capables de rouler jusqu’au bout d’un quai, mais jamais plus loin.

Lors de l’acquisition de matériels modernes, fait on toujours mention de l’importance de commander aussi de formations de personnels, de pièces consommables pour assurer la maintenance courante et les petites réparations, tout cela pour éviter autant que possible les grosses pannes ?

J’ai passé une grande partie de ma vie à concevoir la partie technique de systèmes complexes à mettre en marche dans des pays parfois lointains et souvent au milieu de la France profonde.
Il est possible que les dirigeants malgaches n’aient pas de politique agricole, mais ce qui me semble certains c’est qu’il n’y a pas grand monde qui ait la capacité et la liberté de prévoir tout ce qui fait une politique agricole, ou de gestion de l’énergie électrique etc…

Il y a pourtant des gens qui seraient capables de bien faire ce genre de chose, comme par exemple celui qui à planté un arbre, construit sa maison et élevé un (ou plus) fils !

despote
4 années plus tôt

L’autosuffisance alimentaire est la première étape vers le développement durable.
Nul besoin d’avoir fait de longues études en économie pour s’en rendre compte, cela relève tout simplement du bon sens.

Réputés pour leur grande sagesse, les Ntaolo Malagasy ont compris très tôt l’importance d’investir dans les productions agricoles. Andrianampoinimeraina a entrepris de nombreux travaux d’assainissement pour rendre la plaine de Betsimitatatra cultivable et en faire le grenier à riz de l’Imerina. Andriamasinavalona a érigé des digues pour faciliter l’irrigation des rizières à Antananarivo, pour ne citer que ces deux exemples.

Et comme dit le célèbre proverbe :”Raha noana ny kibo, mivezivezy ny fanahy”.
Ventre affamé, cerveau vide, même l’élève le plus brillant ne pourrait rien retenir de l’enseignant.

L’agriculture doit donc être dans les priorités économiques de l’Etat. Le MAP était sur la bonne voie, mais le projet a été tué dans l’œuf. Avec des milliers d’hectares cultivables et un important bassin de mains d’oeuvre, il nous suffira pas moins d’un quinquennat pour parvenir à l’autosuffisance, d’autant plus que notre climat a cette particularité qu’elle est adaptée à une grande variétés de cultures (soja, maïs, légumes, café, cacao, vanille…).

Le défi majeur reste de convaincre les paysans à ne pas abandonner leurs terres (jugulant par là l’exode rural massif), et d’encourager les citadins à rentrer dans leurs villages.

Mais ce n’est pas faute d’essayer.

On pourrait par exemple s’inspirer de la réforme agraire menée par Lula au Brésil, qui consiste à :

– faciliter l’accès au statut de propriétaire pour des agriculteurs sans capital : c’est une mesure urgente puisque si Madagascar possède des milliers d’ha de surfaces à cultiver, paradoxalement, beaucoup de paysans malgaches ne disposent pas de terres.

– mettre en place de subventions publiques pour les agriculteurs

– favoriser les grandes exploitations industrielles à travers des dispositions fiscales très avantageuses

– dans les régions très reculées, accompagner la mise en place de coopérative (gérée par les paysans eux-mêmes) chargées de regrouper et d’écouler la production des petits paysans.

– mettre en place un crédit à taux zéro pour les plus petits paysans qui n’ont pas les moyens de se financer auprès des banques.




despote
En réponse à  elman
4 années plus tôt

, C’est vrai, mais je pense que ça ne doit pas constituer un obstacle.

Babylone, l’une des plus grandes civilisations que le monde ait connu, était le centre d’une agriculture florissante. Et pourtant, cette ville était située en plein milieu du désert – on imagine facilement que la pluviosité était très faible. Pourtant, les ingénieurs babyloniens ont trouvé le moyen de drainer l’eau de l’Euphrate avec des barrages et d’immenses canaux d’irrigations de la vallée, ce qui a permis des récoltes abondantes.

Là où je veux en venir, c’est que Madagascar dispose de nombreux fleuves qui pourraient être drainés pour alimenter les plantations en eau, en cas de raréfaction de la pluie. Cela permet par la même occasion de résoudre le problème de kere dans le Sud.

Et puis, le choix des plantes à cultiver dépendra de la nature du sol et du micro-climat de la région.

despote
En réponse à  elman
4 années plus tôt

, Il n’y a pas qu’Ikopa à Mada. Par exemple, sur la côte orientale, on compte pas moins de huit grands fleuves : Mangoro, Antsampandrano, Manangory, Onibe…

Avec les infrastructures adaptées, il est possible de maintenir en permanence le niveau d’eau voulu dans les rizières, même en cas de forte baisse de la pluviosité.

Rainintsara
En réponse à  despote
4 années plus tôt

@despote, @ Elman, ny vokatra miankina @ zavatra be dia be, toetr’andro hiy elman etsy ambany, ny tany, masomboly, ny fahaiza-manao, ny traikefa… ary indrindra ny fahandriamapahalemana (jereo ny olona maty t@ resaka lavanille ohatra). Tsara ilay hoe fampindramambola tsy misy zanabola nefa raha tsy voa fehy ambony dia hitovy @ Yunus, tsy voaverina ny vola dia be ny mamono tena. Raha ny hevitro manokana dia mamorona koperativa miandraikitra : ny tany, ny voly, ny masomboly… ny vokatra. Aleo manome lakana toy izay vola hividianana lakana.

despote
En réponse à  Rainintsara
4 années plus tôt

Voici quelques chiffres en 2003

Problèmes de production durant la saison agricole
2000/2003 (% de parcelles)
Source : Calculs sur la base de l’EPM 2001, INSTAT-DSM
1. Problèmes d’eau
% de parcelles
35,2
Pas assez de pluie au début/pluies tardives
16,8
Sécheresse
10
Pluies excessives
2,9
Cyclone/inondation
5,5
2. Problèmes climatiques
3,3
Température trop basse
0,5
Vents excessifs
2,8
3. Insécurité (vol de cultures)
5,1
4. Problèmes de maladies et d’insectes
21,4
Maladies phytosanitaires
1,9
Invasions acridiennes
0,1
Problèmes avec d’autres insectes
6,4
Destruction par le bétail
1,3
Rats
5,7
Problèmes avec d’autres oiseaux/animaux
6
5. Problèmes particuliers aux ménages
0,7
Bétail en nombre insuffisant au moment voulu
0,2
Membres du ménage trop malades pour travailler
0
Pas assez de main d’œuvre au moment voulu
0,5
6. Problèmes d’intrants
6,6
Trop de mauvaises herbes
3,8
Qualité de semences
2,6
Ensablement
0,2
7. Autres
2,9
8. Aucun problème
24,5
Total
100

F
F
En réponse à  despote
4 années plus tôt

@despote, Sans vouloir être maditra, les statistique c’est bien beau, mais ça ne se mange pas !
Et si l’on ne sait pas les exploiter autant ne rien faire.
Mais je suis d’accord sur l’intérêt, voire l’importance de mieux gérer l’eau. Et point besoin de travaux pharaoniques pour ce faire des canaux d’irrigation comme il en existait visibles depuis la route Tana-Antsirabe sont déjà bien utiles… si entretenus.




despote
En réponse à  F
4 années plus tôt

@feng.chou, S’agissant des stats, comme il n’y avait pas moyen de les mettre sous forme de tableau, j’ai cru bon de les “balancer” comme ça, en “vrac”.
Puis, j’ai eu la flemme de les analyser et de les expliquer en détail dans un seul commentaire, chacun pourra y forger son propre opinion.

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