En 2022, les prix exploseront

On a pas toujours été crétin en 60 ans

Rares sont ceux qui s’avancent à faire des projections économiques pour cette année 2022 mais il suffit de regarder un peu ce qui se passe dans le monde pour deviner la tendance qui s’est amorcée deuxième semestre 2021 : nous nous dirigeons tout droit vers une explosion sans pareil des prix en 2022 !

Prix de quoi ? De tout ce qui affiche un prix. Matières premières, marchandises, nourritures, produits et biens de consommation, les équipements, les services, les transports, l’énergie, la fiscalité.

C’est parti de Chine où l’outil de production a beaucoup de mal à retrouver sa cadence d’avant le covid19, puis le transport maritime a fait boule de neige. Ça a commencé avec la rareté et donc la cherté des composants électroniques puis petit à petit, tous les produits ont suivi le mouvement, à la hausse. Jouets, vêtements.. meubles..

Forcément, les entreprises ont également été dans l’obligation de répercuter toutes ces hausses sur leurs propres prix de vente et partant de là, la spirale inflationniste a commencé à s’accélérer.

L’économie de marché répond à la logique simple de l’offre et de la demande. Si l’offre est inférieure à la demande, il y a donc pénurie. Les prix flambent. A contrario, si l’offre est supérieure à la demande, la concurrence peut s’installer, les prix peuvent repartir à la baisse.

A ce stade, on devine immédiatement qui seront les grands gagnants : ceux qui disposent (ou peuvent acquérir) des matières premières ET qui, dans le même temps, disposent aussi de l’outil industriel pour transformer ces matières premières en produits finis.

Et ça ils commencent à bien le comprendre ici en France, où l’on assiste depuis quelques mois à un retour en force du made in France. Conçu, assemblé, fabriqué en France… certes avec un prix de revient plus cher que leur équivalent asiatique mais en contrepartie, immédiatement disponible sur le territoire français, sans avoir à attendre les commandes pendant des mois, avec un coût de transport exorbitant qui plus est.

Et il n’y a pas que les prix : cette “relocalisation” de la production va relancer la filière industrielle, créer des emplois, créer de la richesse, du PIB, relancer la consommation… créer de nouvelles vocations également.

Bref, je ne m’en fais pas pour la France. Il y aura certainement une transition un peu douloureuse cette année côté prix, mais le marché se regulera de lui-même, comme l’avaient déjà annoncé il y a quelques siècles les grands pontes du capitalisme.

Non je m’en fais un peu plus pour certains pays dans l’océan indien qui ne cultivent rien, qui ne transforment rien sur place, qui pauvreté oblige bradent leurs ressources, qui n’exportent pas grand chose et qui au contraire en sont encore à importer du riz par bateau pour permettre à leur population de ne pas crever de faim 😯

Prendre son angady, sa bi*te et son couteau pour aller planter du riz, et ce dès le premier jour du mandat, on y est là.

On rigolait de mes petites chroniques sur le sujet il y a quelques années. On en rigole beaucoup moins aujourd’hui hélas.

Dommage tsy nisy nihaino.

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Rafangy
Rafangy
10 mois plus tôt

On a pas toujours été crétin en 60 ans”
sous la colonisation, la riziculture a été encouragée , sous la 1ére republique, il y avait un organisme chargé de promouvoir cette filiere riz, et les malagasy mangeaient à leur faim et exportaient le surplus! helas la revolution est arrivée, le nombre de bouches à nourrir a augmenté de façon exponentielle, alors que la surface cultivable a retreci à cause de la suppression du karatra isandahy d’un coté et du delabrement du genie rural qui s’occupait de micro barrages et canaux d’irrigation!
actuellement;on se gargarissait avec ces 20 bateaux!

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