Et si la vraie richesse c’était d’abord …

Comment voulons nous qu’ils soient plus tard ?

Gné ? Encore une illumination nocturne de l’elman ? Oui oui, tout à fait, et le sujet de ce soir c’est donc « Et si la vraie richesse c’était d’abord » … le savoir-etre et le savoir-vivre ?

C’est un fait, nous nous focalisons tellement sur la pauvreté, la richesse, le PIB, les 2 dollars par jour. Et si nous passons en réalité à côté de l’essentiel ?

Mais d’abord le savoir-être et le savoir-vivre c’est quoi ? Ce sont tous ces petits détails qui font que nous sommes des gens civilisés. C’est des petits détails au quotidien comme la politesse, la courtoisie. C’est savoir dire bonjour, merci, que puis-je faire pour vous, au revoir.

Ce sont des concepts assez rares au pays endémique où vous conviendrez avec moi que l’on voit davantage au quotidien des gens rustres, mal élevés, grossiers même ? Beaucoup de vulgarité, aucun savoir-vivre, de l’impolitesse, aucun respect ? Je parle de la grande majorité, les exceptions existent, encore heureux.

Je ne sais pas d’où ça vient mais je reste convaincu d’une chose : j’imagine mal des gens bien élevés, agréables au quotidien, polis, honnêtes, courtois, ne pas s’en sortir dans la vie. Ils ne possèdent pas forcément un savoir-faire, mais croyez-moi, avec un savoir-etre et un savoir-vivre au-dessus de la normale, ils ne devraient pas avoir trop de mal à s’en sortir dans la vie. Ils sont peut-être en guenilles sur la photo mais avec des qualités comme mentionnées ci-dessus, ils ne le resteront pas longtemps.

Donc avant de recruter à tour de bras des maîtres Fram qui vont enseigner on ne sait quelles matières bidon à ces enfants, et si on remettait vraiment d’abord l’éducation civique au coeur de l’enseignement ? L’idée n’est pas de créer des petits robots bien formatés, bien proprets et bien dociles, obéissants, hendry comme il faut, non l’idée c’est de créer des élèves courtois, polis et au fait des bonnes manières.

Je sais que la gent féminine aime bien les « bads boys » un peu jiolahimboto, c’est sexy, c’est rebelle, mais je ne suis pas sûr que plus tard ça soit capable de faire bouillir la marmite.

Je précise encore bien ma pensée : l’idée ce n’est pas de faire semblant d’être poli et courtois, de fabriquer des faux*culs hypocrites comme on en voit souvent au pays endémique, non l’idée c’est vraiment d’inculquer les bonnes manières pour en faire vraiment de futurs adultes polis et courtois. Je ne sais pas quel programme permettrait de faire ça mais inutile d’être un grand spécialiste pour comprendre l’importance centrale de l’éducateur dans ce dispositif.

Je sais aussi que les enfants d’aujourd’hui sont le fruit de générations de rustreries et de jiolahimbotisme et que, les chiens ne faisant toujours pas des chats, ça va être horriblement compliqué de changer tout ça.

Mais la première étape était d’abord d’en être conscient. Après oui on peut prendre des mesures pour corriger le problème. Donc voila, aujourd’hui nous en sommes donc conscients, de rien, je vous en prie 🙂

Aaah, vivre dans une société où les gens sont en général courtois, affables.. où ces messieurs seraient serviables … et même galants tiens, pourquoi pas ? Ce serait tellement agréable.

Mes chers tompokolahy, vous savez maintenant pourquoi nos chères tompokovavy sont facilement attirés par les Français par exemple. Non ce n’est pas forcément à cause de l’argent. Ça peut aussi être par la courtoisie, la galanterie, le savoir-vivre, le respect 🙂

Tiens, en googlant 5 secondes, je tombe par exemple sur ça.

Lire : Le savoir-vivre en famille, à l’école et en société

elman

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12 Commentaires
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carole

on peut essayer de commencer dans un taxi be où le receveur est gravement impoli et les passagers « romodromotra » pour un rien.

Ilpensiero

Savoir vivre, pas faux, vous parlez jiolahimbotisme et de rustrerie, ça me rappelle un certain depute rasteux qui n’est pas capable de sortir un mot sans dire un insulte et grossiereté, un tres mauvais exemple pour le pays, être grossier ne signifie pas que tu represente des bakarta ou du petit peuple, mieux vaut être modeste

Firenena Merina

Bonjour,
Merci pour l’éducation.

Ianona

ça va être difficile de sortir de l’ère préhistorique pour certaines personnes et encore, elles ne vont pas forcément comprendre pourquoi elles doivent être polies et serviables, ne pas mettre du riz partout quand elles mangent, chier dans des toilettes propres, la route est looooooongue!

mangableu

Je ne sais trop quoi dire car dans un pays où la majorité de la population est devenue impolie, mal élevée,…. on dirait que le reste, donc la minorité, est écrasée par cette masse qu’elle devient impuissante et subit tout.

Lita Z.

Je crois que certaines fois, nous devons arrêter de nous dire et de nous faire du mal. Ayons des pensées positives.
Certes, le constat est là : la pauvreté ambiante génère une pauvreté mentale énorme! Et qu’il faut effectivement avoir un niveau de vie décent pour se permettre d’avoir le luxe de penser à l’autre, de penser aux autres, de faire le bien.
Mais que ceux qui peuvent encore le faire tirent vers le haut ceux qui sont dans le gouffre profond, car nous avons le devoir de les tirer de là.
Les lamentations sont peut être nécessaires mais aussi stériles.
Pour ceux qui y croient encore en ce pays, pour ceux qui pensent que Madagascar est ce si beau pays, plein de ressources (eh oui, même humaines), et bien allons bâtir cette Nation, avec des idées et de la bonne volonté.
Peut-être qu’avec nos projets privés respectifs, à visées productives bien sûr mais aussi à vocations sociales, chacun, à notre niveau et de notre côté, nous pourrons commencer à redresser la pente.
Nous donner la chance et ranger le scepticisme qui, à longueur d’année, finira par polluer l’autre, les autres, et faire disparaître ce qui nous fait vivre : l’Espérance!




Ianona

Taloha tokoa nampianarina fahaiza mihaina ny ankizy. Tsaroko nampianarina hoe
Raha misy manome zavantsoa anao, kingà miteny miteny hoe misaotra tompoko oh

Madio zahay, Jereo ny volonay, Voahogo tsara ery, Sady izay indray Nasiana bigody!
Jereo ny tananay, madio tsara koa; ny hoho kosa indray voahety avokoa!

Fampianarana miarahaba sns

kof

Bon, une fois n’est pas coutume je vais faire un peu long car ce sujet rejoint la précédente chronique sur la qualité de vie.

La définition la plus épurée de la richesse que je connaisse est ceci :

La richesse c’est tout ce qui rend la vie moins brute. L’état le plus brut étant la condition animale.

Pour les hommes préhistoriques ça signifiait par exemple avoir une caverne où s’abriter des aléas climatiques et des bêtes sauvages. On peut supposer que les groupes qui disposaient d’une caverne étaient probablement légèrement en meilleure santé que les autres et étaient légèrement plus en sécurité. Ils étaient donc légèrement plus forts. Ce qui se traduisait par une meilleure efficacité à la chasse par exemple, à la recherche de nourriture en général. Ils étaient donc mieux nourris que les autres. Ce qui les rendaient d’autant plus forts et plus aptes à se reproduire. Ainsi se mettait en place un cercle vertueux qui installait durablement leur hégémonie dans la zone qu’ils occupaient. Ce qui, en retour, accroissait leur nombre donc leur capacité à entretenir leur caverne voire d’en chercher de nouvelles. Etc… A leur niveau, travailler pour s’enrichir c’était chercher une caverne puis l’aménager, la défendre et entretenir son habitabilité, chasser et cueillir. Les groupes qui étaient les meilleurs à ces tâches étaient les plus riches.

A notre époque ça s’est évidemment beaucoup complexifié mais l’idée de base reste la même. Nos cavernes à nous c’est l’Etat, le soin que nous mettons dans sa gestion et au choix de ceux qui le gèrent et qui nous dirigent. La façon avec laquelle nous organisons notre société. Les entreprises dans lesquelles nous travaillons et le rendement de notre travail. Tout ça influe sur notre capacité à acheter des biens et des services qui rendent notre vie moins brute, plus raffinée. C’est-à-dire plus agréable de façon générale. Autrement dit de meilleure qualité. Et c’est là où les 2 chroniques se rejoignent car évidemment le savoir-être et le savoir-vivre sont des moyens pour rendre la vie moins brute, plus agréable. Donc c’est une richesse.

Beeline

Ici, en France, ils ont éducation civique soit jusqu’en CM2 soit jusqu’en 3e, je ne me le rappelle plus. C’est le minimum qui devrait être fait à Mada. Et dire qu’on se targue d’avoir des enfants plus mahalala fomba que les petits vazaha.

amatchi

qu’appelez vous « éducation civique »?
si cela est possible, que chaque contributeur intéressé fasse la liste de ce à quoi il pense, on compare tout et on le soumet à des écoles, je suis partante pour celle que je gère, à des associations, enfin à tous ceux qui peuvent faire passer le message
merci d’avance

Rasendra

Je peux vous assurer que dans les campagnes, le fahalalam-pomba est resté. C’est cette accumulation à Antananarivo qu’il faut fondamentalement changer : faire en sorte que nos campagnes soient agréables, donc sécurisées à fond.

Rafangy

si la sécurité est restaurée,c’est sûr que nous sommes bien sur la voie du développement




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