Il y a quelques années, j’avais fais appel à un géomètre

Vous savez les gars là, qui vont mesurer votre terrain en long et en large suivant votre plan cadastral, puis qui vous indiquent où enterrer vos bornes, ce qui vous permettra par la suite de faire construire votre tamboho.

Euh oui et ? Pourquoi je vous raconte tout ça ? Car ce monsieur, lors de nos conversations à bâtons rompues, m’avait donné quelques bons conseils sur la propriété terrienne. Dont un, notamment qui m’a bien marqué. En substance, il m’avait dit ceci : « elman, si vous ne souhaitez pas que d’autres tentent de s’accaparer indûment vos terres, alors prenez les devants et valorisez les« .

Valoriser comment cela ? Et bien les mettre en valeur donc. Planter des trucs dessus, clôturer avec un mur de végétation, et pourquoi pas construire quelque chose.

Car les endémiques sont comme cela. Ils voient un bout de terrain inoccupé depuis quelques années, hop ça va leur donner des idées. Des vilaines idées. Ça commence par s’installer à proximité, puis petit à petit, insidieusement, ça va empiéter chez vous. Et horreur, ce sont donc eux qui vont mettre le machin en valeur et avec l’aide de quelques complices véreux, réussir à terme à voler votre bien. Surtout quand vous-même n’êtes plus passés depuis des années.

Donc cette recommandation de mon géomètre m’est restée gravée dans la mémoire. Et avant mon départ, j’ai donc pris les précautions nécessaires pour « valoriser » au maximum tous les terrains que je possède au pays endémique.

Bon, pourquoi je vous parle de tout ça aujourd’hui ? Car à une échelle plus grande, je vous rappelle que notre pays fait plus de 58 millions d’hectares. Non valorisées pour la plupart. Et il est inutile de rappeler l’appétence de certains pays étrangers pour ces vastes terres inexploitées ?

Donc si on veut pas que ces puissances étrangères s’accaparent nos terres, il n’y a pas le choix, il faut que nous les valorisons nous-mêmes. Plutôt que de continuer à nous replier dans la Capitale avec ces projets peu réfléchis  Tanamasoandro like à Ambohitrimanjaka, il faut construire des milliers de Tanamasoandro sur ces 58 millions d’hectares. Voir grand, construire les routes pour relier tout ça, etc.

Il n’est pas trop tard pour se faire. Et il faut le faire car tic tac, quand des petits voyous arrivent même à bazarder indûment le jardin d’Antaninarenina, on se demande jusqu’où ils sont allés à l’échelle du pays. Par exemple au moment où l’on parle, les 58 millions d’hectares n’ont-ils pas déjà tous été bazardés ?

Donc arrêtons avec ces projets arabes dans le bas Mangoky : ce n’est pas du racisme, la priorité n’est-elle pas plutôt de privilégier les nationaux s’il vous plaît ? Avec un revenu de 1€ par jour ce n’est pas trop demander je pense ?

C’est vraiment dommage que Marc Ravalomanana n’ait pas pu terminer son mandat en 2012. Je suis sûr qu’aujourd’hui, on aurait plus qu’un embryon d’implantations de nouvelles villes, de routes, à l’échelle nationale. En lieu et place et bien c’est donc la régression totale au Moyen âge et le pire ne semble même pas encore derrière nous.

Bon et bien puisque vous voulez donner l’impression d’être si « mafy be » que cela, gouvernez alors. Nous on observe. Et on commente.

elman

elman

Digital Native Allez on y croit !

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mangableu
Membre

Marina daholo ireo voalaza ireo fa ny indro kely dia izao: na dia te hanana tany ara-dalana aza ianao dia hitako fa tena sarotra tokoa ny ahavitana izany rehefa miaina amin’ny 1 dollar isan’andro ny olona. Manarak’izay dia tena lava dia lava ny « processus » amin’ity resaka tany ity eto Mada; sady efa lany vola ianao no tena lany fotoana, ary mila miandry (ela be) foana.
Firy amin’ny malagasy no nahavita hatramin’ny farany ny « processus » ka manana ny atao hoe karatany izany? Ny ankamaroany dia nijanona teo amin’ny fahazoana ilay « carte cadastrale » ihany satria mbola tantara sy jeografia be ny tohiny: vola be!. Nefa ny tena enjana dia ny fananana io carte io dia tsy midika fa ianao no tompony ny tany fa hoe nanao fangatahana tamin’ny fanjakana ny hividy an’io tany io fotsiny.

Ilpensiero
Invité
Ilpensiero

C’est trop tard malheureusement, les terres et propriétéa de nos aieuls ont surement été déjà accaparés

Debile Profond 2.1.5 ™
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VIP

les terres et propriétés de nos aïeux ont surement été déjà accaparés

Ainsi que leurs os déjà exportés …

Banksybeat
Invité
Banksybeat

Io toetran’ny gasy maka/mangalatra zavatr’olona io dia tena mahavalalanina mihitsy. Ny tena nefa amin’io mpiasam-panjakana ambony fa tsy chef d’entreprise manao tombombarotra: na domaine, na impots na eaux et forets dia feno fositra avokoa

Freuu
Membre
Freuu

Le code civil (français) prévoit :
Aux termes de l’article 2258 du Code civil, « la prescription acquisitive est un moyen d’acquérir un bien ou un droit par l’effet de la possession sans que celui qui l’allègue soit obligé d’en rapporter un titre ou qu’on puisse lui opposer l’exception tirée de sa mauvaise foi ».
Il est quasi certain que le code civil malgache a conservé cette disposition après l’indépendance…

Il y aurait lieu de vérifier ce que prévoit le code malgache à ce sujet…

Tsitàna
Invité
Tsitàna

Elman, même exploité, clôturé, avec une petite maison (dans la prairie 🙂 ) le malgache trouve toujours le moyen de te le voler. Un membre de ma famille en a fait la mauvaise expérience. Il a acheté un grand terrain, titré, borné. Il a mis une clôture autour, une petite maison pour le gardien, il a commencé à planter quelques choses…et il est parti en France. 3 ou 4 ans plus tard, il est revenu et a constaté une grande maison bien plantée sur son terrain, dans l’enceinte de la clôture. En résumé, « avec l’aide de quelques complices véreux » la personne à qui il a acheté le terrain, l’a revendu avec des documents falsifiés. Il a été jeté en prison. Mais à partir de là, c’est le bras de fer juridique entre l’ancien proprio, qui est normalement toujours proprio, et le faux nouveau proprio qui lui est un karana. Je précise ce fait car l’avocat de la famille a dit que la bataille allait être longue face à un karana plein de sous et de réseaux.
Donc, pour moi, soit acheter un terrain, faire tous les nécessaires au niveau légal, y construire tout de suite une maison, planter des voanjobory et tsaramaso, ou soit éradiquer les complices véreux qui se trouvent habituellement dans les services fonciers. Mais bon, je rêve pour cette deuxième option.

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