Je ferais quoi si j’étais à Madagascar ?

À quel moment partir à Madagascar ?
En train de piquer une tête au Manda Beach certainement 🙂

En toute logique, s’il n’y avait pas eu un événement imprévu il y a 3 ans, je serais encore à Madagougou aujourd’hui, si si. Et donc vous êtes certainement curieux de savoir ce que je ferais aujourd’hui, dans de telles circonstances, comment je m’en sortirais, quel serait mon mode de vie ?

Ok, allons-y alors. Première priorité : confinement et isolation totale pour moi pour les 6 prochains mois et barrière sanitaire totale, quasiment zéro contact avec le reste de la population.

Deuxio, j’aurais certainement estimé il y a quelques semaines que le risque sanitaire est trop grand à Tana. En ce sens, aujourd’hui, allez ardine on se barre, je serais très certainement installé sur mon terrain à Foulpointe, et comme Mangableu, j’aurais sans doute aussi coulé des parpaings.

L’eau aucun problème, et j’aurais également ramené une grosse installation solaire. Dans mes bagages, tout mon stock de riz également ainsi que des conserves pour tenir les 6 prochains mois.

Bref, j’aurais donc été dans mon petit bungalow, avec de l’eau, du courant, la connexion internet en double. Peu de besoins supplémentaires en extra, on est en mode « survival » donc on vit chichement. Pour la viande, je serais allé pêcher quelques heures par jour, autant joindre l’utile à l’agréable.

Et côté pognon on aurait fait comment ? On vit d’amour, de pêche et d’eau fraîche ? Bah mon studio à Tana étant terminé et aux normes, je l’aurais certainement fait louer dans les 300 000 ar… 10 000 ar par jour, ça va, il y a un paquet de gens qui vivent avec moins que ça. En plus j’ai donc déjà mon toit sur la tête, sans loyer, j’ai l’eau, l’électricité et 150 kilos de riz au moins, venant de mes rizières. Et d’ailleurs ça produit beaucoup beaucoup plus que 150 kilos, du coup j’aurais certainement revendu le surplus pour augmenter mes revenus.

Vous voyez, c’est comme ça qu’on mène sa barque. Que l’on soit payé en euros ou en ariary mofogasy, cela ne fait aucune espèce de différence. Les beaux jours, on se paie, on investit, on sécurise et quand l’apocalypse arrive, vous n’êtes pas pris au dépourvu, sans rien.

Et encore une fois, ce n’est pas pour rien que j’insiste lourdement sur la nécessité de prendre son angady, sa b*te et son couteau dès le premier jour du mandat. Le temps est compté, il faut agir dès le premier jour, pour être prêt quand le ciel vous tombera sur la tête.

Chaque Malgache aurait eu aujourd’hui ses 150 kilos de riz, le confinement total aurait été beaucoup plus facile n’est-ce pas ?

Voilà donc pour moi. Je donne toujours cette impression de facilité agaçante n’est-ce pas ? 🙂 Bah disons que cela vient d’une certaine connaissance de la vie, que ce soit à Madagougou ou en France, et ce toujours en appliquant mes concepts de vie sur la nécessité de se payer en premier d’abord.

Ah oui bien entendu, dans mes bagages aussi avant d’arriver à Foulpointe, tous les fanafody gasy possibles et imaginables sur le marché, ainsi que les fanafody vazaha qui semblent avoir fait leurs preuves.

Et bien entendu, pour terminer, j’aurai activé tous mes réseaux pour me faire vacciner le plus rapidement possible.

elman

Digital Native Allez on y croit !

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RinaQG
RinaQG
3 mois plus tôt

Tu as gardé le côté Gasy débrouillard et pratique. C’est réjouissant!

gerard
Gold
3 mois plus tôt

10 000 ar par jour au manta beach, j’arrive…..

Coco
3 mois plus tôt

Je me serais lancé dans la culture du gagazo.

ACTUTANA