La tablette tactile de RIM: PlayBook, vivement critiquée

On ne doit pas se séparer de son BlackBerry pour profiter de la PlayBook

Face à la notoriété grandissante des tablettes tactiles auprès des utilisateurs, la firme RIM avait récemment lancé sur le marché son premier modèle identifié sous le nom de code PlayBook. Pareillement à ses homologues smartphones BlackBerry, cette solution de la firme canadienne s’adresse également à un public professionnel mais semble aujourd’hui ne pas faire l’unanimité. En effet, la PlayBook a fait l’objet de vives critiques, quelques temps seulement après sa sortie sur le marché outre Atlantique.

Dévoilée durant l’édition 2010 de la conférence DevCon, la tablette PlayBook de la firme Research In Motion se voulait prometteuse. Ses spécifications techniques annonçaient effectivement une solution musclée et complète capable de répondre de manière pertinente aux besoins des utilisateurs, essentiellement professionnels. Pour rappel, la PlayBook s’articule autour d’une dalle tactile multitouch de 7 pouces gérant une définition WSVGA, soit 1024x600p. Elle est animée par la plateforme OMAP 4 du fondeur texan Texas Instruments, constituée d’un processeur dual core cadencé à 1Ghz et du GPU PowerVR SGX540. Ce SoC musclé est couplé avec 1Go de mémoire RAM et 16Go de mémoire flash. Elle embarque des capteurs de 3 et 5Mp ainsi qu’un port HDMI, pour profiter de ses contenus full HD en 1080p. Contrairement aux BlackBerry, la PlayBook est propulsée par l’OS QNX de RIM, optimisée pour les tablettes tactiles. Une connectivité Wifi est proposée mais point de 3G. La RIM PlayBook tire principalement sa force de la gestion optimale du multi-tâches et de la compatibilité de l’OS avec les dernières technologies, pour ne citer que HTML 5, OpenGL, Java ou encore Adobe AIR.

A propos justement de la connectivité 3G, elle pourra être gérée par la tablette tactile PlayBook de RIM mais uniquement en tethering, autrement dit, reliée via Bluetooth ou Wifi avec un smartphone BlackBerry. Cette caractéristique fait partie des principales lacunes reprochées à cette solution du constructeur canadien puisqu’elle impose la possession du terminal convergent de la firme, écartant un usage complet de manière indépendante du dispositif. Il se trouve qu’il n’y a pas que la connexion 3G qui nécessite une liaison de la tablette tactile avec un smartphone BlackBerry mais également les services professionnels, qui ont fait la notoriété des terminaux de la firme RIM. Les différentes fonctions de messagerie électronique et d’assistants personnels ne sont effectivement pas proposées en native et sont exclusivement disponibles via les téléphones intelligents de la marque. Mais la principale caractéristique qui a réellement terni l’image de la tablette de RIM reste le manque considérable d’applications alors que le fabricant avait annoncé un catalogue relativement riche dès le lancement. Selon les développeurs, la complexité de l’OS QNX serait à l’origine de ce fait puisqu’elle ne facilite pas leurs tâches. En attendant que les applications dédiées soient véritablement riches, RIM proposera prochainement un émulateur permettant d’utiliser celles destinées aux BlackBerry. Bonjour la compatibilité!

La stratégie de distribution de la firme RIM, consistant à produire des tablettes PlayBook par pallier, s’avère par conséquent judicieuse, au risque de connaître un véritable flop sur tous les marchés. Pour information, le constructeur canadien avait annoncé une production de près de 200000 unités pour le lancement de la solution sur le marché outre Atlantique au mois de mars et de produire la même quantité mensuelle, jusqu’à ce que la demande soit forte.

elman

Digital Native Allez on y croit !

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