La technologie 3D

On retrouve actuellement la 3D au niveau de toutes les activités visuelles, principalement dans le milieu de la vidéoludique et du cinéma.

Principe de fonctionnement de la 3D

En règle générale, la 3D consiste à exploiter plusieurs procédés techniques afin que le cerveau humain puisse interpréter les images diffusées comme étant réellement en relief, autrement dit, pour que les caractéristiques de jaillissement et de profondeur des images soient mises en exergue. Pour comprendre le concept de la technologie trois dimensions, il est nécessaire de faire un petit rappel concernant la propriété physiologique visuelle de l’homme. Lorsque l’on regarde, chaque œil perçoit la scène sous des angles différents et le cerveau se charge de superposer les deux images « captées » afin qu’elles ne fassent qu’une. C’est cette propriété qui est exploitée par la technologie 3D pour donner une impression de profondeur, de relief et de jaillissement. Au cinéma, la 3D nécessite généralement le port de lunettes spécifiques. Au niveau des moniteurs grand public, les équipements 3D, plus précisément certains modèles d’écrans d’ordinateurs et TV, nécessitent rarement l’utilisation desdites lunettes. Dans ce contexte, on qualifie ces dispositifs d’auto-stéréoscopiques. Toutefois, leur rendu 3D n’est pas réellement optimal. Les modèles de haut de gamme, quant à eux, sont fournis avec tous les équipements nécessaires. Actuellement, la marque NVIDIA fait figure d’acteur majeur au niveau de la 3D grand public par le biais de la technologie maison NIVIDIA 3D Vision, les cartes graphiques 3D et les écrans certifiés 3D Ready.

La 3D au cinéma

Depuis un certain temps, l’industrie cinématographique fait de la 3D son terrain de prédilection. En effet, les grandes maisons de production ne cessent de produire ou de réadapter leurs longs métrages. Dans le domaine de la vidéoludique, la réalisation de la 3D se révèle assez simple dans la mesure où il suffit de générer un second caméra virtuel pour capturer les scènes réalisées avec des images de synthèse. Au niveau cinématographique, la capture des scènes en 3D requiert une nouvelle génération de caméscopes spécifiques: les caméras 3D. Ces dernières se caractérisent pas le fait qu’elles disposent de deux objectifs, séparés l’un de l’autre par une distance de 65 millimètres. Le choix de cette valeur n’est pas le fruit du hasard dans la mesure où cet écart représente la distance entre les deux pupilles. Par conséquent, l’objectif de gauche capturera les images destinées à l’œil gauche et réciproquement. La grande particularité du cinéma 3D repose également sur la fréquence d’images. En effet, si dans le cinéma traditionnel, on capture 24 images par seconde, ce chiffre est passé à 144 au niveau des contenus 3D. Chaque œil visionnera alors 72 images par seconde et de ce fait, le cerveau percevra une fluidité exemplaire. Il est important de noter que la 3D ne peut être optimale qu’à condition que les images soient nettes, dépourvues de pixels gênants. La raison pour laquelle, la 3D est indissociable avec la HD ou la Haute Définition.

Les techniques de projection 3D

On distingue aujourd’hui 3 types de projection 3D, à savoir l’anaglyphe, la projection polarisée et celle qui est qualifiée d’alternée. Il est essentiel de souligner qu’elles demandent toutes le port de lunettes 3D spécifiques. La technique de l’anaglyphe est certainement la plus simple mais également la moins optimale en terme de rendu. Elle consiste à différencier les deux images superposées selon les couleurs dominantes et ce, par rapport à celles des « verres » des lunettes. En effet, les lunettes 3D dédiées disposent de filtres de couleurs différentes, généralement rouge pour l’œil gauche et cyan, pour la pupille droite. Ainsi, on élimine les couleurs vert et bleu sur les images destinées à l’œil gauche et inversement. Grâce à la paire de lunettes spécifiques, le cerveau interprètera les images projetées comme étant en relief. Concernant la projection polarisée, elle repose sur la technique dite de polarisation ou d’orientation des ondes lumineuses. Dans ce contexte, les lunettes 3D relatives sont équipées de filtres polarisants dont l’un interprète une onde orientée horizontalement et l’autre, l’opposée. Ainsi, les images à superposer pour obtenir l’effet 3D sont projetées de ces deux manières différentes et le visionnage simultané des deux types d’images confère un aspect en relief. Les lunettes 3D spécifiques prennent l’apparence de lunettes de soleil classique et le rendu 3D est largement meilleur par rapport à la technique précédente. Quant à la projection alternée, elle utilise des lunettes 3D dites actives. Ces dernières sont équipées de cristaux liquides chargés d’obstruer la vision d’un œil à un instant précis. La projection des images se fait donc de manière alternée par rapport à l’œil gauche et droit. Ainsi, quand l’image est destinée à l’œil droit, celui de gauche est ponctuellement obstrué et inversement. A une fréquence de 144 images par seconde, le cerveau humain pensera que les images ne font qu’une et leur alternance à très grande vitesse produit l’effet relief. Les lunettes 3D dédiées sont équipées de dispositif gérant la synchronisation de l’obstruction.

La technologie 3D se présente comme le futur du cinéma mais également des contenus audiovisuels grand public.

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elman

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