L’histoire des consoles de jeux vidéo

De manière générale, un jeu vidéo se définit comme étant une activité ludique qui nécessite l’utilisation d’un dispositif spécifique. Le joueur pénètre dans un environnement virtuel et interagit avec le jeu, par le biais de périphériques. Une console de jeux vidéo est un équipement électronique qui se branche sur un poste téléviseur.

La genèse des consoles de jeux vidéo

Le premier jeu vidéo est attribué à un physicien répondant au nom de Willy Higinbotham, travaillant dans un laboratoire de recherche nucléaire dénommé Broolhaven National Laboratory. Pour ce faire, il s’est servi d’un oscilloscope couplé à un ordinateur analogique et met en place un jeu de tennis baptisé Tennis for 2. Le but consiste à se renvoyer la balle, représentée par un point lumineux, qui se déplace de gauche à droite en rebondissant par dessus une simple ligne horizontale. En 1962, Wayne Wiitanen, Martin Graetz et Steve Russel, alors étudiants au Massachusetts Institute of Technology, mettent au point le jeu Space War, disponible sur l’un des premiers micro-ordinateurs grand public: le Dec PDP-1. Si l’on se réfère au principe où une console de jeux vidéo est un appareil connecté à un poste de télévision, le premier équipement, digne de ce nom, est apparu en 1967 grâce aux recherches menées par Ralf Baer. Après avoir déposé le brevet en 1968, ce dernier vend les droits à la société Magnavox. En 1972, la première console de salon est commercialisée par cette entreprise américaine.

Les consoles proprement dits

À partir de 1975, le jeu Pong, conçu par la maison Atari, fait fureur sur les bornes arcade. A la même date, le dispositif dénommé Telstar est lancé par la marque Coleco. Il s’agit de la première console de jeux vidéo qui utilise des circuits analogiques. En 1977, l’Atari Pong C100 ainsi que la Color TV Game 6 de Nintendo sont mises sur le marché. La même année, Atari commercialise la console AVCS ou Atari 2600. Livrée avec deux manettes, sa conception fera figure de véritable révolution dans l’histoire de la vidéoludique, tant au niveau design que du côté jouabilité. En 1983, l’engouement pour les consoles est fortement en baisse. En effet, le public se tourne davantage vers les micro-ordinateurs. Grâce à la Master System de Sega et la NES de Nintendo, les consoles reprennent du poil de la bête. Plus riches en termes d’actions et de jouabilité, les titres proposés s’adressent à un large public. Qui plus est, les solutions sont plus compactes et faciles à installer. Avec la sortie du titre légendaire « Super Mario Bros. », la nippone Nintendo emboîte le pas à ses concurrents.

L’évolution rapide des consoles de salon

La rivalité entre les principaux fabricants de l’époque bat son plein au début des années 1990. En réponse à la sortie de la Megadrive 16 bits de Sega, sa concurrente directe commercialise la Super Nintendo en 1991. Jusqu’à la fin de cette décennie, la marque japonaise domine le marché de la vidéoludique. Cette supériorité est notamment due à un graphisme et une sonorité améliorés ainsi qu’à la conception d’une manette « révolutionnaire », permettant une maniabilité optimale. En effet, deux oreillettes supplémentaires ont été intégrées à l’accessoire, en plus des quatre touches d’action classiques. Le passage de la console à l’architecture 32 bits est marqué par l’apparition de la PlayStaytion de Sony, qui fait son entrée sur le marché contre toute attente et de la Saturn de Sega. De ce fait, les développeurs se focalisent davantage sur l’amélioration du mode graphique en 3D. En 1997, la Nintendo 64 est la seule console utilisant un processeur 64 bits. Une année après, l’architecture 128 bits s’impose au niveau de la fabrication. Pratiquement tous les constructeurs œuvrent dans cette optique et commercialisent uniquement des consoles répondant à cette caractéristique. On peut citer entre autres la Dreamcast de Sega, la PlayStation 2 de Sony, la GameCube de Nintendo et la Xbox de Microsoft, qui fait également son entrée dans ce secteur très concurrentiel.

Les consoles de la dernière génération

Les consoles récemment commercialisées sont qualifiées de 7è génération. Une catégorisation qui concerne autant les consoles portables que celles dites de salon. Dans la première famille d’équipements de vidéoludique, les deux produits phares sont la Nintendo DS et la PSP de Sony. Le premier est pourvu d’écran tactile contrairement au second. Cependant, ils sont tous dotés d’une puissance similaire aux consoles de salon, la raison pour laquelle ils sont très appréciés par le public. Leur principale innovation repose sur la possibilité de jouer à plusieurs en réseau et ce, par l’intermédiaire des différents protocoles de communication, notamment la norme Wifi. Pour ce qui est des consoles de salon, le 256bits est devenu la référence. En réalité, les spécialistes affirment que cette architecture n’est qu’un argument purement commercial puisqu’il se trouve que l’on ne peut pas encore aller au delà des 128bits. La raison pour laquelle on dispose aujourd’hui de processeurs à cœurs multiples. Qui plus est, l’architecture n’est plus d’actualité aujourd’hui de par cette caractéristique. Pour en revenir aux modèles phares, le marché de la vidéoludique actuel est dominé par trois consoles, à savoir la Wii de Nintendo, la Xbox 360 de Microsoft et la PlayStation 3 de Sony. Le constructeur nippon Nintendo révolutionne encore une fois le monde des jeux vidéo par le biais de la mise en place d’une nouvelle manière de jouer, un concept de jeu basé sur la retranscription des mouvements.

Avec l’évolution rapide de la technologie, les différents constructeurs réservent certainement d’autres innovations pour les années à venir.

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elman

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