L’inquiétude

Oui oui, si vis pacem para bellum. En bon français, “si tu veux la paix, prépare la guerre“.

Une locution qui pourrait en fait s’appliquer à tout et n’importe quoi. Au sens propre, Vladimir Poutine lui il ne s’est pas embarrassé de précaution ni de figure de style : il veut faire la guerre, il a engagé son pays dans la guerre, point.

Sur le strict point de vue de la détermination, chapeau bas quand même : “j’estime que l’Ukraine est une province russe. Donc elle est une province russe“. Donc Vladimir a dit, zay, vita 😯

Si certains pouvaient déployer la même intransigeance pour leurs petites iles Eparses confisquées, waaa le panache. “J’estime que les îles Éparses sont à Madagascar. Donc elles sont à Madagascar“. Euh non, désolé, ici c’est la France. Zay, vita aussi 😯

Du coup j’admire donc Vladimir Poutine ? Non c’est pas de l’admiration, disons que c’est plutôt la toute puissance du bonhomme qui me fascine. Le type froid, pur produit du KGB, et qui peut donc mettre fin à la vie sur Terre en appuyant sur un simple bouton, brrr….

De l’autre côté, les occidentaux n’ont par contre pas du tout préparé la guerre, se complaisant dans le très naïf concept de paix mondiale, de sanctions qui s’apparentent plutôt à des petites tapes dans le dos.

Ne faisons pas non plus l’erreur de penser que la Biélorussie, l’Ukraine et tout ça, c’est loin de chez nous. Ne refaisons pas la même erreur comme avec le covid19, où l’on s’est dit à ses touts début que “bah c’est en Chine ça, osef“.

Nous ne sommes pas encore dans une guerre mondiale mais tous les ingrédients semblent réunis pour. L’intransigeance, l’escalade, soyons lucides, ne faisons pas l’autruche, à tout moment ça peut péter.

Avec toujours en arrière plan l’ombre de la menace nucléaire. La Russie possède la bombe atomique. L’Union européenne possède la bombe atomique. Les États-Unis possèdent la bombe atomique. Et la Chine possède la bombe atomique. Inutile de faire un dessin de ce qui pourrait arriver me semble-t-il.

Oui l’inquiétude est bien là. Sur les médias, au bureau, au restaurant, elle est bien palpable, je la sens bien depuis ces un peu plus de 24 heures où les forces armées de Poutine sont en train de prendre le contrôle de l’Ukraine.

S’arrêtera-t-il là ? Ira-t-il plus loin ? Je vous laisse imaginer ce qu’il se passera si, grisé par cette prise facile, il décide d’aller plus loin. En toute logique il ne devrait pas aller plus loin. Mais dans la folie guerrière, existe-t-il un logique ?

Gouverner c’est prévoir ? Contrairement aux Ukrainiens, je n’attendrais pas que le ciel me tombe sur la tête pour paniquer en mode “qu’est-ce qu’on fait maintenant” ?

On en parlait, c’est vraiment pas mal la Réunion. Allez, on essaie un peu d’anticiper tout ça et sur le budget de mars, hop, on va gonfler la rubrique “Imprévus” de 2 billets d’avion

… au cas où on ne sait jamais 🙂 Oui oui, si vis panem, para belum.

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Rakotovelo
Rakotovelo
4 mois plus tôt

Pour placer tout cela dans un contexte géopolitique, voici un lien qui pourrait être intéressant :
https://www.youtube.com/watch?v=c2VqaZ77ipI
un parmi tant d’autres ! Of course !

Ralay
Ralay
4 mois plus tôt

Les Ukrainiens se sont prepares depuis l’annexion de la Crimee, ils savaient que Poutine essaierait de prendre l’Ukraine tot ou tard. Mais en 8 ans on ne peut pas avoir une armee qui ferait le poids contre la Russie meme avec l’aide des experts occidentaux comme la France les USA et l’Allemagne, voila pourquoi ils ont demande a entrer dans l’OTAN. Et si l’Ukraine tombe, le concept de democratie vehicule par l’ouest sera fini. A part les santions economiques (plutot balaise mais effet a long terme), il y l’envoi d’armes en masse par la France, l’Allemagne et les USA. Tout ca passe par la Pologne.

Rakotovelo
Rakotovelo
4 mois plus tôt

Si l’on peut dire que la guerre en Ukraine a débuté en 2008 en Georgie, puis en 2014 par l’annexion de la Crimée par la Russie sous Poutine, elle ne constitue qu’une étape, certes malheureuse pour le peuple ukrainien, mais fait logiquement suite à l’histoire tumultueuse de l’Europe notamment de l’Est, depuis longtemps, mais exacerbée depuis la fin de la seconde guerre mondiale, en 1945.
Il est plus ou moins admis que l’URSS s’est effondrée pour au moins trois raisons majeurs : 
En premier, la multiplication par 5,5 de la production de pétrole de l’Arabie saoudite en 1985 (avec une diminution du prix du pétrole de 6,1) a entraîné la décroissance du PIB de l’URSS, déjà inefficace économiquement, dès 1990; c’est sa principale source de dévises.
Ensuite, les nationalismes ethniques prenaient de plus en plus d’importance après le Perestroïka dans les années 80. Pour faire court, il y a eu « émancipation des républiques » par rapport au pouvoir central russe. On pense que le conflit sanglant entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, constitue l’un des principaux déclencheurs politiques qui ont engendré la désintégration de l’URSS. Les Baltes et les Georgiens voulaient aussi quitter l’URSS.
Enfin les reformes de Gorbatchev, qui voulait changer le système soviétique qui s’est dégradé beaucoup depuis les années 80, n’ont pas eu les résultats escomptés. L’économie ne s’est finalement pas développée et, au contraire, cette réforme inefficace a affaibli l’État central. Le mélange incompatible de la « démocratie à l’occidentale « avec « « l’autocratie soviétique » a abouti à la désintégration de l’URSS.
Mais il y a eu un paramètre majeur, et cela a trait avec le titre de cette chronique « Si vis pacem, para bellum » ! Pour faire court, les USA ont créé en 1984 le Strategic Defense Initiative Organization pour superviser la « guerre des étoiles » sous Reagan, un autre acteur, un programme de bouclier antimissile global qui fut abandonné en 1993 officiellement. Cette course à la technologie intense dont les USA étaient les leaders a fini par épuiser l’URSS sur le plan économique et sur le plan militaire. Tout ceci était couplé avec les trois raisons ci-dessus. Cette « technologie suprême » n’a d’ailleurs pas été atteinte par les USA. Mais elle a permis d’accélérer plus ou moins directement l’effondrement de l’URSS en 1991 (deux ans plus tôt les prémices de cette implosion ont été constatés par la chute du mur de Berlin en 1989).
Dans une guerre, une confrontation brutale ne constitue pas la seule stratégie. Cela me rappelle l’histoire des Horaces et des Curiaces (texte de Tite-Live) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Combat_des_Horaces_et_des_Curiaces): pour arrêter la guerre entre Romains et Albains, un duel de trois Horaces (Romains) contre trois Curiaces (Albains) est proposé. Quand un Horace s’est retrouve tout seul affaibli devant les trois Curiaces (ses deux compatriotes étant tués), il a entraîné les trois Curiaces dans une course, et au fil de sa fuite, il a pu tuer les trois adversaires un à un car ils n’avaient pas la même vitesse ! 
Si vis pacem, para bellum !
L’URSS a été vaincue pendant la guerre froide post 45, par une stratégie économique et technologique, achevée par une course en 1991 ! On va voir si en s’alliant avec la Chine (soutien économique), la Russie, fille aînée de feue URSS, pourra être maîtrisée par la stratégie économique et financière, par l’OTAN et l’UE qui ont adopté visiblement cette stratégie-course de l’histoire. L’histoire va-t-elle se reproduire ? L’issue sera connue dans quelques décennies, si une guerre mondiale n’arrive pas entre temps ! 
Qui vivra verra ! Mais en attendant, c’est légitime de s’inquièter … 

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