Quelques conseils pour bien choisir sa tablette tactile

Le choix est difficile en termes de tablettes tactiles

Depuis le succès de l’iPad de la marque à la pomme en 2010, la tablette tactile est devenue l’objet de toutes les convoitises. Pour preuve, pratiquement tous les acteurs œuvrant dans le domaine de la téléphonie mobile et de l’informatique se sont lancés sur ce créneau véritablement porteur, à l’image du constructeur taïwanais Asus, le fabricant coréen Samsung ou encore la firme canadienne RIM. En l’espace d’une année, le catalogue des modèles disponibles sur le marché s’est considérablement étoffé, au point que l’utilisateur lambda ne sait plus où donner de la tête. Dans l’optique d’éclairer les lecteurs qui projettent d’acquérir une tablette tactile mais qui ne savent pas laquelle choisir, voici quelques conseils qui pourront certainement les aider à faire leur choix, du moins à choisir de manière pertinente parmi le pléthore de produits ornant les rayons des magasins spécialisés et des boutiques en ligne.

Qu’entend-on par tablette tactile?

La tablette tactile est à cheval entre le netbook et le smartphone

On ne saurait commencer ce dossier sans faire un point sur le concept de tablettes tactiles, au préalable. Par définition, la tablette tactile est une solution informatique « compacte » principalement destinée à un usage nomade. En clair, elle a été conçue de manière à être utilisée dans divers endroits et dans un contexte de mobilité.

Comme le signifie clairement sa dénomination, l’interaction avec cette solution se fait principalement par le biais des doigts, directement sur l’écran. Par ailleurs, le dispositif se présente sous la forme d’une tablette ou d’une ardoise, une caractéristique qui lui a d’ailleurs valu les noms d’ardoise électronique, ardoise tactile ou encore tablette électronique. Malgré ces différentes dénominations proposées par l’Académie française, on reste généralement sur les termes tablettes tactiles pour désigner cet appareil dans le langage courant, si ce n’est l’utilisation de la marque déposée iPad de la maison Apple, en tant que nom générique.

En règle générale, la tablette tactile se veut être un excellent compromis entre les téléphones intelligents ou smartphones et les ordinateurs portables compacts, à l’instar des ultraportables et autres netbooks. En clair, elle peut être considérée comme un terminal convergent équipé d’un grand écran mais dépourvu de la fonction téléphonie ou un ordinateur portable compact, qui a fait l’impasse sur le clavier physique.

Selon les spécialistes du sujet, la tablette tactile a pour principale mission de proposer une nouvelle approche de l’informatique au grand public en simplifiant tout simplement les tâches relatives aux principaux besoins d’utilisation d’un ordinateur.

Une tablette tactile pourquoi faire?

La tablette tactile est un ordinateur secondaire

L’achat d’une tablette tactile ne doit pas être motivé par un effet de mode mais doit plutôt répondre à des besoins spécifiques. Comme il a été précisé précédemment, ce terminal nomade a pour principale objectif de substituer les ordinateurs, trop encombrants et pas réellement confortables à utiliser en déplacement mais également les smartphones, qui ne sont pas des plus ergonomiques en raison de la taille limitée de leur écran.

Par conséquent, les tablettes tactiles gèrent les principaux besoins des utilisateurs lambdas, pour ne citer que la navigation Internet, la communication électronique et les travaux bureautiques. Il se trouve que l’ardoise tactile est effectivement la solution par excellence pour l’Internet Mobile. Les amateurs de réseaux sociaux trouveront par exemple leur bonheur avec ce nouveau segment de terminal nomade puisque d’une part, il dispose d’applications optimisées pour ces services de réseautage social et d’autre part, la consultation de page web se révèle davantage confortable grâce à des écrans plus larges. Pour les professionnels, la consultation et la rédaction de mails ou de fichiers bureautiques seront plus confortables.

La tablette tactile est également un terminal multimédia complet. En effet, elle permettra de visionner ses photos et à l’occasion, servir de cadre photo numérique au cas où elle reste inutilisée, de profiter pleinement de sa bibliothèque numérique musicale et de regarder ses contenus vidéos, dans n’importe quelle situation. La configuration musclée des derniers modèles manifeste d’ailleurs cette volonté des constructeurs à en faire des lecteurs multimédia complets comme en témoigne l’intégration de composants gérant les flux full HD en 1080p et même des contenus 3D stéréoscopique, à l’instar de l’Optimus Pad 3D de LG. Pareillement aux smartphones, les tablettes embarquent également des capteurs permettant de faire de la visiophonie, de prendre des photos ou de filmer.

Il ne faut pas non plus oublier que la tablette tactile capitalise les fonctions des différents équipements nécessaires au quotidien des utilisateurs pour ne citer que le GPS, la liseuse de livres électroniques et l’assistant personnel ou PDA.

Choisir sa tablette tactile selon son gabarit et son design

L'iPad 2 et sa fameuse housse intelligente

Pour le moment, il n’existe aucun standard bien défini déterminant la conception d’une tablette tactile. De ce fait, les principaux constructeurs œuvrant au sein de ce secteur d’activité s’essaient à différents formats pour tenter de proposer la solution la plus ergonomique qu’il soit.

On retrouve sur le marché des produits de différentes tailles dont les dimensions des écrans varient de 5 à 12 pouces. Les ardoises tactiles qui sont jugées comme étant d’excellents terminaux sont celles qui disposent d’une dalle tactile d’une taille de 10 pouces, à l’image de la fameuse iPad d’Apple. La raison pour laquelle ce format est jugé idéal repose essentiellement sur le fait qu’il propose des images dotées de résolutions élevées et permet surtout, de proposer une surface plus large afin de diversifier les possibilités d’interactions tactiles. Toutefois, il est important de préciser que la tablette dotée de la plus grande diagonale n’est pas obligatoirement la meilleure dans la mesure où un boîtier plus conséquent entraine inéluctablement un poids davantage pesant. Dans ce contexte, l’ardoise tactile ne sera plus aussi nomade qu’elle se veut être initialement et sacrifiera le confort au bénéfice de l’ergonomie.

Le design de la tablette tactile n’est pas un critère à prendre à la légère dans la mesure où il apporte d’une part, une valeur ajoutée à la solution et d’autre part, est un élément déterminant au niveau du confort d’utilisation de la tablette. En matière du design, Apple et ses iPad restent bien évidemment les maîtres incontestés. Concernant la seconde génération de tablette tactile pommée en particulier, elle présente des bordures relativement fines afin que la prise en main par l’utilisateur soit la plus confortable et qu’elle puisse être tenue d’une seule main. Le véritable problème de l’ardoise tactile repose en effet sur l’obligation de la tenir des deux mains et de ce fait, on est quasiment obligé de l’utiliser assis pour pouvoir manipuler l’écran.

Qui plus est, la firme de Cupertino a mis au point une housse intelligente dénommée Smart Cover optimisant l’utilisation de l’iPad 2 puisqu’elle permet entre autres de maintenir la tablette en position verticale pour visionner des films ou de la surélever, pour plus de confort en terme de saisie.

Hybride or not hybride?

La tablette hybride d'Asus: EeePad Transformer

Si auparavant, on était surtout exposé aux netbooks hybrides tablettes, autrement dit, les PC pouvant se transformer en ardoise tactile par différents moyens, c’est le concept inverse qui pullule aujourd’hui sur le marché. On parle bien évidemment des tablettes hybrides netbooks.

En règle générale, cette famille de tablettes tactiles est dénommée ainsi puisqu’elle propose des accessoires offrant l’opportunité de la transformer en véritable ordinateur portable. Le principal objectif de l’hybridation consiste essentiellement à faire en sorte que les utilisateurs ne soient pas « dépaysés » au niveau de l’utilisation de la tablette tactile en tant que solution informatique et ce, en leur proposant les périphériques habituels, notamment le clavier. Cet objectif n’est pas réellement faux mais il se trouve que la réelle raison d’être de l’hybridation de l’ardoise électronique reste le fait de remédier aux principaux défauts du clavier virtuel. En effet, rares sont les interfaces clavier proposées par le système embarqué ou la surcouche logicielle qui sont parfaitement réactives et confortables. Il est évident que la saisie sur un écran de 7 pouces ne sera pas similaire à celle réalisée sur une dalle de 10 pouces et plus puisqu’on aura pas la possibilité d’utiliser tous ses doigts sur la surface d’affichage.

Pour en revenir à la transformation de la tablette tactile en netbook, elle se manifeste généralement au moyen de deux techniques, le dock accessoire et le clavier intégré. Concernant en premier lieu le dock, c’est un équipement supplémentaire sur lequel on implante la tablette afin qu’elle gère la fonction d’écran et d’unité centrale. Ce dispositif embarque généralement un clavier physique complet mais également certaines connectiques et gère quelques fonctions supplémentaires pour ne citer que la recharge de la batterie ou encore la connexion au réseau filaire Ethernet. A noter que cette méthode écarte toute utilisation nomade puisque l’on aura également à gérer l’accessoire. Quant au clavier intégré, il est directement disponible sur la solution et est de manière générale, proposé par le biais d’un design slide.

Si les tablettes hybrides s’avèrent être d’excellentes solutions pour les besoins de saisie massive, il n’en reste pas moins qu’elles rendent l’ardoise davantage encombrante.

Se baser sur la configuration et les connectiques pour choisir sa tablette tactile

La Samsung Galaxy Tab 2 est animée par un CPU dualcore cadencé à 1Ghz

Pour rappel, la configuration désigne l’ensemble des spécifications techniques d’une tablette tactile permettant de déterminer son éventuelle performance, du moins sur le papier. Il est important de souligner que les composants hardware des ardoises électroniques sont quasiment similaires à ceux embarqués sur les terminaux convergents.

Ainsi, il faudra faire particulièrement attention à la puissance du processeur, à la quantité de RAM qui viendra l’épauler et à la capacité de stockage. Les puces équipant la majorité des tablettes tactiles sont les mêmes que l’on retrouve sur les smartphones et sont dans le plus souvent, des System on Chip ou SoC. Cette expression angliciste désigne une solution qui regroupe sur le même circuit un processeur central gérant les calculs et une puce graphique, prenant en charge les tâches relatives. Les meilleurs dispositifs sont cadencés à 1Ghz et plus mais sont également multicœurs.

On retrouve quasiment les mêmes modèles de processeurs sur les smartphones et les tablettes, à l’image du Tegra 2 de Nvidia, de la plateforme OMAP 4 de Texas Instruments ou les SoC Snapdragon de Qualcomm. A noter que la puissance et la structure du processeur déterminent les fonctionnalités gérées tels que le décodage de flux vidéos HD, la gestion d’applications ludiques ou encore, la fluidité de la navigation web. La capacité de la mémoire vive est également primordiale en ce sens que elle conditionne le bon fonctionnement du CPU. Quant à l’unité de stockage, elle est le plus souvent gérée par une mémoire flash intégrée à la carte mère ou par un disque SSD. Néanmoins, certains constructeurs proposent des disques durs magnétiques afin de disposer davantage de capacité mais cette solution ne s’avère pas vraiment judicieuse dans la mesure où la tablette risque d’être définitivement hors service dès la première chute. Il est donc préférable d’opter pour les mémoires flash extensibles au moyen de cartes mémoires externes.

Actuellement, seule la maison Apple propose encore des déclinaisons différentes pour un même modèle, se différenciant essentiellement selon qu’elle soit 3G ou Wifi. Les meilleures solutions se doivent également de proposer un port HDMI pour relier sa tablette avec un moniteur externe, un port mini USB pour faciliter le transfert de fichiers, un lecteur carte multiformat pour les cartes externes et une puce GPS, pour bénéficier des services de géolocalisation.

Les OS et les applications, éléments déterminants dans le choix de la tablette

La tablette RIM Playbook manque clairement d'applications

En tant que solution nomade, les tablettes tactiles sont majoritairement propulsées par des systèmes d’exploitation optimisés pour cette famille de solutions. Ils se différencient des environnements pour PC sur de nombreux points, parmi lesquels une interface taillée sur mesure pour une utilisation tactile, un ensemble davantage intuitif et un système plus léger.

Dans le milieu des tablettes tactiles, les deux OS majeurs au niveau de la téléphonie se partagent le marché. Ces derniers sont bien entendu iOS de la firme de Cupertino et Android OS, du géant des moteurs de recherche. Microsoft accuse un énorme retard au niveau de ce marché puisque d’un côté, ces systèmes d’exploitation PC ne sont pas optimaux pour les tablettes et de l’autre, son environnement mobile: Windows Phone 7 n’est tout simplement pas multi-supports, contrairement à ses concurrents. Il se trouve que plusieurs constructeurs proposent aujourd’hui des tablettes équipées de composants matériels pour ordinateurs qui reposent également sur des environnements PC tel que Windows mais sont véritablement décevantes à l’usage, à l’image de l’Iconia Tab W500 de la maison Acer. En attendant la sortie du très attendu Windows pour tablettes et compatible avec les processeurs ARM, il est clairement déconseillé, pour le moment, de choisir les ardoises tactiles sous Windows 7.

La principale force des systèmes embarqués iOS et Android repose essentiellement sur le fait qu’ils disposent d’une déclinaison optimisée pour les tablettes et qui est complètement différente de ses homologues pour smartphones. Pour Android, il s’agit bien entendu de la version 3.0 alias Honeycomb tandis que pour iOS, elle n’est autre que la version conçue spécifiquement pour l’iPad.

Qui dit OS dit bien évidemment applications. Dans ce contexte, le système embarqué de la marque à la pomme mène la course mais est talonné de près par Android, en termes de volume d’applications disponibles. Il est important de noter que ce ne sont pas toutes les applications tierces proposées sur AppStore ou Android Market qui sont utilisables sur les tablettes mais principalement celles qui ont été développées dans cette optique. C’est ce critère de richesse du catalogue d’applications qui fait que les autres OS des fabricants ne soient pas aussi populaires que les systèmes embarqués d’Apple et Google, à l’instar de QNX de RIM, WebOS de HP ou encore BadaOS, de Samsung.

elman

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