Respect à tous ces entrepreneurs

Je regardais hier soir l’émission Zone interdite sur M6, consacrée à ces entrepreneurs, qui souvent ont tout plaqué, job confortable, etc. pour se consacrer à leur passion, et en faire une entreprise.

Ils étaient en CDI, genre analyste financier ou encore commentateur sportif à la télé, avec des salaires confortables et stables.. et puis du jour au lendemain, plaquent tout pour ouvrir leur pâtisserie, leur Institut de beauté ou encore leur hôtel restaurant.

Je connais parfaitement cette problématique de « se mettre à son compte ». L’excitation de la nouvelle aventure, la phase de l’installation, les formalités administratives, les locaux, les outils à acheter, le produit à concevoir et à marketer, les clients à prospecter, l’offre commerciale à élaborer, la comptabilité à tenir, les premières commandes qui tombent, etc. Tous les problèmes à gérer aussi, comme dans le reportage, une prise électrique à installer, l’électricité qui saute ou encore l’inondation des locaux.

Je connais aussi les difficultés les premiers temps de se verser un salaire, l’obligation d’augmenter encore et encore son CA pour dégager un maigre bénéfice, la lourdeur des cotisations sociales et fiscales dont il faut s’acquitter. Au final, au-delà de la passion, beaucoup, énormément d’efforts et de travail à fournir pour un résultat financier pas toujours à la hauteur des espérances. Ceux qui triment 70 heures par semaine sans même pouvoir se payer savent de quoi je veux parler.

Et c’est là que l’on voit bien que l’on est en France : les petits jeunes qui se lancent dans cette aventure de l’entrepreneuriat bénéficient toujours de possibilités de toucher un salaire minimal, que ce soit via les caisses d’allocations ou encore leurs indemnités chômage, et ce pour une durée de 12 à 18 mois. Une espèce de délai de grâce pour faire ses preuves et développer au maximum son activité.

Et comme j’ai coutume de le dire, en France on a des millions de vrais clients, avec un vrai pouvoir d’achat. Si votre produit est bon, de qualité et à un prix correctement étudié, il n’y a aucune raison pour que vous ne fassiez pas des ventes.

Bien entendu, bon nombre de ces nouvelles entreprises mettront la clé sous la porte pour diverses raisons mais peu importe, l’économie continuera toujours de tourner, le pognon circulera toujours, de nouvelles entreprises remplaceront les défaillantes et la France continuera de produire ses 2 200 milliards d’€ de PIB annuel.

Pour ma part, j’ai passé l’âge de faire des semaines de travail de 70 heures. Avec l’expérience, on apprend à ne plus se dépenser inutilement pour gagner ou être payé au lance-pierre : d’ailleurs dans mes cours sur s’enrichir, l’idée c’est de fournir un minimum d’effort pour un maximum de résultats. Je développerai cette partie là incessamment. Je ne parle évidemment pas de certains kamo be tenda endémiques, qui attendent toujours qu’on vienne leur livrer leur 4L dans la cour, ah ah. Avec le plein bien entendu.

Non, un vrai travail a minima, mais avec des gains maximas, c’est ça la vraie clé de la réussite. Dans tous les cas, bravo à ceux et celles qui ont osé se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

Partager l'article
elman

Digital Native Allez on y croit !

33
Poster un Commentaire

avatar
  Subscribe  
Me notifier des
ramatoa
Invité
ramatoa

l’idée c’est de fournir un minimum d’effort pour un maximum de résultats
Moi aussi, j’étais consciente à ce que vous écrivez suite aux plusieurs domaines exploités personnellement.
Il faut avoir une tête très dure pour affronter les problèmes et comme vous l’avez évoqué « Au final, au-delà de la passion, beaucoup, énormément d’efforts et de travail à fournir pour un résultat financier pas toujours à la hauteur des espérances. Ceux qui triment 70 heures par semaine sans même pouvoir se payer savent de quoi je veux parler »
C’est pour tout ça que je n’ai jamais quitté mon boulot même si je me suis lancée dans l’entrepreneuriat depuis que j’avais 25 ans.
Ce sont les crises cycliques de notre pays qui m’ont fait peur de quitter carrément mon statut de salariée

Freuu
Membre
Freuu

l’idée c’est de fournir un minimum d’effort pour un maximum de résultats
Le directeur de l’école que j’ai faite en post BAC nous incitait à pratiquer la technique du paresseux intelligent.
C’est ce qui est affirmé par la phrase en introduction…

Freuu
Membre
Freuu

Mettre en exemple ces jeunes qui change de carrière de façon « étonnante » masque certaines réalités.
Beaucoup de jeunes se lancent dans des études parce que les parents ont fait les mêmes, ou parce que les parents n’ont pas fait ces études.
Le problème de l’orientation est très mal résolu en France, les conseillers d’orientation « scolaire » n’ont jamais été dans la problématique de choisir réellement un métier… et le système ne permet pas vraiment de changer de parcours en cours de cursus étudiant de formation.
Cela fait maintenant 15 ans que je travaille dans le domaine de l’enseignement, et je constate qu’il y a un nombre important de jeunes très mal orientés.
Le point positif, mis en avant par Elman, est la disponibilités d’aides assez nombreuses pour les actifs voulant changer d’activité professionnelle.
Mais il n’est pas possible d’avoir le beurre et l’argent du beurre.

rnaivos
Membre

Un des points souvent soulevés par les futurs entrepreneurs, au-delà de l’argent et devenir riche, est la quête de sens et faire du/dans le concret. Beaucoup d’entre eux s’ennuient dans leurs travail malgré des salaires plus que conséquents car leurs job, au fil du temps, a perdu toutes connexion à la réalité de la vie de tous les jours (et j’en sais quelque chose 🙂 ) . Ce point peut être relié aux pyramides de Maslow. Quand le besoin physiologique de base est rempli l’homme passe aux étapes suivantes.

mangableu
Membre

Tenter l’entreprenariat et vivre de ma passion, c’est un reve, mais qui en restera la car j’ai une famille a nourrir et a faire vivre.
Changer de boulot, oui je le fait/l’ai fait quand je pense avoir rempli ma part de responsabilité et ma mission, quand j’ai fini de partager mes connaissances a mes collègues,…. mais surtout quand je sens que ma place n’est plus dans l’entreprise et que je voudrais découvrir autres choses et voir ailleurs (car je commence a m’ennuyer et que tout est devenu routine sans nouveauté). 😉




ramatoa
Invité
ramatoa

car je commence a m’ennuyer et que tout est devenu routine sans nouveauté
hein!
qu’est ce que vous nous racontiez là?
déjà?

mangableu
Membre

Hahaha.

ramatoa
Invité
ramatoa

toa tapa-tsinay be ianao ?




Njaka
Invité
Njaka

Je ne sais pas ce que c’est que d’entreprendre a l’extérieur, mais a mada c’est une vraie galère (euh sans se corrompre)

La seule chose qui me fait tenir c’est que j’aime ce que je fais. Sinon on dort pas, on passe par tous Les emotions possible ( dégout, haine, Bonheur, tristesse…)

rnaivos
Membre

Je vous comprends et je rejoins votre perception. Pour avoir initié 2 creations de stucture, une à mada et une en France. Je peux vous dire que c’est le jour et la nuit.

ramatoa
Invité
ramatoa

mais a mada c’est une vraie galère (euh sans se corrompre)
malheureusement que c’est la réalité!

manomeza kely e!
ohatrinona ny pourcentage?
manome kely dia mahazo marché
manome kely dia vita ny papier
manome kely vao mivoaka ny chèque
manome kely vao mivoaka ny bon à payer
manome kely vao mivoaka ny bon pour exécution
manome kely vao mahazo manao réception provisoire
manome kely vao afaka manao réception définitive

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!