School Shooter, le prochain FPS du studio indépendant Checkerboarder au centre d’une importante polémique

School Shooter: North America 2012 est un très bon exemple des dérives de la vidéoludique

Encore au stade de développement, le jeu de tir à la première personne d’un studio amateur, dénommé CheckerBoarder, fait déjà l’objet d’une importante polémique. Ce dernier répond au nom de School Shooter: North America 2012. Comme le signifie clairement sa référence, ce titre FPS propose effectivement d’incarner les auteurs des fusillades perpétrés au sein des établissements scolaires et universitaires nord-américains, des évènements ayant considérablement bouleversé l’opinion public.

Le réel problème quant à ce titre de la maison CheckerBoarder repose sur le fait qu’il se base sur des faits réels tragiques qui plus est, les joueurs rentreront dans la peau des auteurs de ses tristes évènements comme en témoigne l’utilisation des armes à feu employés par les tireurs. Le synopsis « officiel » du titre School Shooter: North America 2012 se révèle parfaitement explicite quant à l’objet du jeu. En effet selon ce dernier, le joueur aura à incarner un étudiant « contrarié » par l’ensemble de son école et qui décide d’abattre toutes les personnes se trouvant sur son chemin sans distinction, le tout sans qu’il n’y ait d’objectif précis. Le but sera alors d’éliminer le maximum d’individus alors que ces derniers ne montreront aucune résistance. Pour ce faire, on pourra choisir entre autres le fusil à pompe calibre 12 Stevens 311D utilisé par Dylan Klebold ou le pistolet semi-automatique: TEC-09 d’Eric David Harris durant le massacre de l’université de Columbine ou encore, le Glock19 9 millimètres utilisé par Cho Seung Hui, pour la fusillade de Virginia Tech.

Pour défendre son FPS School Shooter: North America 2012, un développeur de CheckerBoarder, répondant au nom de Pawnstick, procède à une analogie du titre avec des jeux vidéo de notoriété qui, selon lui, font une apologie de la violence sans que cela ne fasse réagir l’opinion public. Il cite entre autres Call of Duty et GTA. Ainsi ce développeur de School Shooter se demande la raison pour laquelle COD n’est toujours pas censuré alors qu’il peut rappeler aux familles des victimes de guerre des souvenirs de leurs proches disparus et affirme que le véritable plaisir dans GTA, reste le massacre à grande échelle de civils tout en tirant à tout va sur les policiers qui interviennent. A en croire les propos du développeur Pawnstick, School Shooter: North America 2012 se veut au contraire être un outil offrant l’opportunité de prévenir ces fusillades au sein des établissements scolaires et ce, en proposant à ceux qui projettent de passer à l’acte de passer leur nerf sur ce FPS. De ce fait, les personnes intéressées éviteront de commettre l’irréparable dans la réalité et se défouleront dans un monde virtuel. On reste toutefois dubitatif quant à la pertinence de cette argumentation.

Parmi les raisons à l’origine de l’importante polémique suscitée par le jeu School Shooter: North America 2012 figure le fait qu’il sera disponible gratuitement en téléchargement et par conséquent, il sera très difficile, voire impossible, de contrôler son accès aux mineurs ainsi qu’aux personnes « sensibles ». Selon les propos de Pawnstick, son FPS s’adresse aux joueurs qui prennent plaisir à ouvrir le feu sur le maximum de personnages non joueurs, autrement dit des intelligences artificielles, dans un délai très court. School Shooter: North America 2012 se base sur le moteur de jeu Source Engine de Half Life, propose 6 établissements en tant que terrain de jeu ainsi que 13 modèles d’armes à feu utilisés durant les évènements réels et un système de score, tenant compte de la partie du corps visée. Pour que le jeu soit une simulation complète des différentes histoires auxquelles il s’est inspiré, les joueurs devront se suicider en fin de partie.

elman

Digital Native Allez on y croit !

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