Vivre avec le coronavirus

Profiter de chaque moment – Les amis du 78 se reconnaîtront 🙂

Ça m’amuse de lire les complaintes en tout genre à Madagougou. Celle-ci plus particulièrement : « … c’est bien beau la permission de retourner au travail mais sans taxibe c’est compliqué » et blablabla..

Quand est-ce que les gens comprendront que pour le moment, nous vivons une situation exceptionnelle, et donc totalement anormale ?

Tout peut rebasculer du jour au lendemain

Le retour au train train quotidien d’avant la covid19 ce n’est pas pour demain. Aucun progrès, aucune amélioration n’est définitivement acquise et à l’image de ce covid19, tout peut de nouveau rebasculer en un cauchemar innommable.

Donc arrêtez de rouspéter et apprennez vraiment à vivre avec ce virus. Vous avez un peu de liberté aujourd’hui ? Profitez-en car il n’est pas du tout dit que cela durera.

Il suffit de voir ce qui se passe ici en France où, après avoir bien profité des vacances estivales, ce sera bientôt retour à la case confinement pour bon nombre de régions, qui sont en train de rebasculer en rouge sur la carte.

Donc comme on dit, hararaoty ! Profitez bien de ces quelques moments de liberté car le cauchemar est loin d’être terminé. Vous n’avez pas de taxibe ? Et bien on s’en fout, profitez-en pour acheter une moto, un scooter, un vélo, une trottinette, un kalesa, que sais-je ? Réfléchissez, bougez, agissez !

Gouverner c’est prévoir

Profitez-en également pour faire des stocks en tout genre car j’ai comme le pressentiment que le mois d’octobre sera tout simplement apocalyptique à Madagougou : période de soudure, manque de riz, prix qui explosent, faibles précipitations, peu d’eau, pas d’électricité, retour en force du délestage et on en passe.

Pour ma part, j’ai bien profité de ces quelques moments de liberté depuis le deconfinement pour faire ce que j’avais à faire. L’acquisition de l’avion de chasse, vous l’avez vu, le maximum de sorties, mais aussi la préparation de mon déménagement d’ici quelques temps, dans mon eco-quartier 🙂

J’admets, j’ai un peu abusé des bonnes choses 🙂 Merci les amis du 95

Et d’ailleurs j’aurai encore ma cuisine à installer dans cette nouvelle baraque, donc il ne faut pas que je sois variana et que je passe la commande des matériaux dans les meilleurs délais, pour ne pas être pris au piège d’un nouveau reconfinement brutal, du jour au lendemain. Ouf, heureusement que j’ai déjà terminé les plans 3D, merci la civilisation et ses outils pratiques.

Fehiny

C’est tout ça apprendre à vivre avec le coronavirus. Au lieu de se plaindre constamment, profitons de ces petites ouvertures, de ces petites libertés, pour faire ce que nous avons à faire, sans perdre inutilement de temps dans des jérémiades et des récriminations stériles. Alefa ry zareo a, miketrika, ampiasaina io loha be io.

Tant que nous ne trouverons pas un vaccin, nous ne serons jamais maîtres de notre quotidien. Les regards, plein d’espoirs, se tournent maintenant vers la Russie, mais circonspection, méfiance, sachons raison garder car des illuminés qui prétendent avoir trouvé la potion magique qui sauvera le monde, ça va c’est bon, on connaît le film.

Il n’y a qu’une seule personne qui vous permettra de vous sortir du pétrin. Et cette personne, c’est … vous.

Bon courage et portez-vous bien, le cauchemar n’est pas terminé.

elman

elman

Digital Native Allez on y croit !

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17 Commentaires
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Mundra

Profitez-en également pour faire des stocks en tout genre car j’ai comme le pressentiment que le mois d’octobre sera tout simplement apocalyptique à Madagougou : période de soudure, manque de riz, prix qui explosent, faibles précipitations, peu d’eau, pas d’électricité, retour en force du délestage et on en passe.

Tout simplement impossible pour la plupart des malgaches. J’ai lu quelque part que pour Mada, il n’y a qu’une petite frange (env 10000 personnes) est à considérer comme « Middle Class » et qui profite ce statut en tant que tel. Et c’est ce petit groupe qui peut se permettre de faire un stock pour le long terme.
Moi perso, j’ai fait tout ce qu’il fallait pour me maintenir à flot jusqu’au mois de novembre (c’était ma prévision et ma possibilité), mais au délà, joindre les deux bouts me sera difficile au cas où les activités économiques restent à genoux comme aujourd’hui.
Oui, au bout de 5 mois, on est à bout de souffle et j’imagine que c’est le cas de la plupart des malgaches et surtout pour les gens qui comme moi, n’attendent rien du gouvernement.

mpijery

Tsy mbola mety amin’ny gasy izany e

C’est la formule consacrée qui nous empêche d’entrer dans le XXIe siècle

Mundra

Oui c’est juste un mot, mais soyons rationnel. Les malgaches vivent avec moins de deux dollars par jour, çà c’est un fait. Puis ils doivent vivre au jour le jour, ils n’ont pas moyens de faire des épargnes ou quelque chose dans ce genre. Survivre jusqu’ici est déjà un exploit en soi. Et c’est sûr, nous allons survivre quoi qu’il en soit mais pas de la même manière que vous qui êtes ailleurs.

Mundra

Waw, là je ne parle pas de moi mais la plupart des malgaches. Donc suivant ce raisonnement, les pêcheurs sur la côte, ils sont plein aux as contrairement au reste des malgaches, 100 000 ariary par jour c’est quelque chose.
C’est votre volonté de toujours comparer Madagascar à la France qui est lassant à la fin.
Le pays fait partie des pays les plus pauvre au monde à ce jour car la politique a failli à tous les stades. Par contre, il y a bien des gens ordinaires qui essayent de s’en sortir par leur propre moyen sans attendre de personne. Par ailleurs, si c’est dire qu’il est impossible pour les malgaches de faire des provisions pour un bon moment est une plainte (misérable) alors je devrais revoir ma définition dans le dictionnaire.




mangableu

Je crois que c’est la politique actuelle de l’Etat malagasy en ce moment: Miandry ny olona hitaraina dia iny ry zareo tonga “hanampy” amin’ny fanomezana maro samihafa.

Ianona

Je croyais que c’était une image le fait d’aller sur la côte, mais avouez qu’il est impossible d’y aller du jour au lendemain, faut se préparer à moins de vouloir vivre sous une cabane en feuilles de satrana comme Robinson Crusoé. Et déjà que les routes sont fermées, c pas évident du tt du tt

mpijery

Pas du jour au lendemain, si je prenais mon exemple, j’ai pris la decision de chercher activement un autre emploi lorsque je me suis rendu compte que j’ai depensé un mois de salaire en 15 jours suite à des ennuis de santé simultanés dans ma famille. Je me suis barré de Tana (et de Madagascar) un an après




Ny adala

Prévoir, anticiper, c’est dans le vocabulaire malagasy ?

Ianona

Je veux bien squatter votre terrain à Foulpointe, mais après aussi que j’apprenne à attraper les poissons.

Ny adala

Elman, tu déconnes là!!

carole

@ Mundra, oui difficile. Eo indrindra isika izao. Comment anticiper avec tous les paramètres à prendre en compte, quelle pourrait être la suite logique? Courage tsika!

florent

Elman, je me suis « barré » en 1992 car ma femme (ma copine de 4 ans en ce temps-là) et moi savions qu’il n’y avait plus rien à attendre de ces bonimenteurs de Herivelona et des autres d’ailleurs. Ça nous avait pris quand même beaucoup de préparation et surtout de courage car il fallait tout abandonner: famille, amis, habitudes etc.

On n’avait pas de problèmes administratifs pour rester en France mais ça ne peut pas être le cas pour tout le monde, Même de Tana vers les provinces, ça doit être pareil. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne car nous avons tous nos filtres psychologiques qui nous lient à certains endroits / sociétés.

J’espère que votre offre sur votre terrain à Foulpointe trouvera preneur et pour ceux qui veulent aller du côté de Toamasina ou Fénérive-Est etc, on pourra peut-être échanger ici car je viens de ce coin-là et ma femme est de Tana; ce qui nous laisse une certaine latitude psychologique pour échanger.

Entre-temps, de tout cœur, je souhaite beaucoup de courage aux compatriotes car les temps sont durs pour tout le monde et plus que durs quand on est gouverné par des bouffons nombrilistes.

Modifié 1 mois plus tôt par florent
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