Vous me faites rigoler avec vos « théories du bonheur »

Vous me faites rigoler avec vos « théories du bonheur »

Et bien entendu, le corollaire qui va bien avec, « richesse vs pauvreté ».

Je précise ma pensée : bien sûr que l’argent ne fait pas le bonheur. Mais la pauvreté non plus, surtout quand elle est subie, imposée de la sorte, comme au pays endémique.

On peut faire le choix de vivre chichement, en mode « minimaliste » comme c’est à la mode actuellement dans l’hémisphère nord, mais dans ce cas, ce sera un choix volontaire du concerné. Personne ne me l’aura imposé, c’est mon choix de vivre à minima, peut-être en réaction face à cette société de consommation effrénée, ce pillage et ce gaspillage des ressources, cette planète qui se meurt, etc.

De l’autre côté, nous avons 25 millions de bougres qui eux aussi vivent à minima, mais complètement à l’insu de leur plein gré. On leur a imposé de vivre dans une pauvreté hallucinante, sans eau, sans infrastructures, sans services publics, sans soins, sans sécurité, sans rien du tout.

Vous voyez maintenant où je veux en venir ? Entre le choix volontaire et l’imposition, c’est totalement différent. Et c’est bien ça qui nous différencie des animaux : notre capacité à penser, à pouvoir faire des choix, être en mesure de prendre de prendre ses propres décisions.

Quand on nous enlève tout ça comme à Madagascar, et bien comment voulez-vous être heureux dans ces conditions ? Certains bien-pensants soutiennent que « mais oui les Malgaches sont heureux » mais ataovy sérieux letsy e, c’est ton fantasme que tu projettes sur les autres.

Comment peut-on être heureux sans eau, sans rien à se mettre sous la dent, sans rien du tout, sans aucune perspective ?

Pendant ce temps, tout ce qu’on trouve à faire c’est inaugurer un tuyau d’eau et tenir le seau à 5 pour faire la photo que l’on postera sur facebook.

Bon et bien désolé les 25 millions mais le bonheur choisi, c’est pas encore pour demain. Pour demain, c’est plutôt encore et toujours la pauvreté imposée, nonobstant les illuminés qui pensent que l’on peut être heureux sans eau, sans rien à manger, sans sécurité. Ces illuminés devraient peut-être faire un petit stage de quelques jours dans le sud et vivre comme les autochtones là-bas ?

elman

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24 Commentaires
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Feng Chou

Rien à rajouter, tout est dit.
Mais cela est extrêmement difficile à comprendre et encore plus a admettre.

ilpensiero

pour certains, le bonheur c’est d’écouter les beaux discours de Tom Crise, on s’en fiche que l’on baigne dans la m*rde jusqu’au cou. Ne vous trompez pas, les admirateurs/supporters actifs du DJ, s’ils sont heureux c’est pas parce qu’ils sont du même niveau de pauvreté et de pauvreté que la plupart de nous, ils peuvent bien pleurer le sort des millions de malagasy, pleurer dans une 4×4 ou une belle villa, pas nous qui n’ont que nos yeux pour pleurer

erik13

on a encore 8 ans à subir tout cela, vivement 2028 😀

mpijery

C’est légèrement différent lorsque la résignation entre dans l’équation: revena milay foana izay eo e 😛

carole

Je me souviens quand on avait fait la formation durant le Service national: « Ze tsy mirevy no drodroka », hahaha

Lita Z.

SNHFAP : formation militaire puis affectation au Ministère de l’Éducation (enseignants CEG voire Lycée) ou au Ministère de la Poupulation (alphabétisation). Tenue : chemise beige, salopette ou short/jupe-culotte vert(e).
Vous l’avez fait?




carole

oui, oui, et en plus j’ai aimé.
Un peu hors sujet, ils étaient efficaces les fonctionnaires à cette époque. Ils sont arrivés à respecter un deadline serré avec 2 sessions de bac, puis la formation militaire et le service militaire et l’année d’après on rentre à l’Université au mois de novembre. Même pour ceux qui passent un concours national. A l’époque, il n’y avait ni photocopie, ni e-mail et l’accès au téléphone assez limité.

Nasser

Le bonheur c’est de vivre à Madagascar mais sans les problèmes du pays: insécurité, pauvreté, injustice, corruption,ressources individuelles, système étatique défaillant, administrations saugrenues, planification absente.

Nasser

Par contre je comprends bien la notion du bonheur du documentaire « Madagascar monde caché », les biens matériels nous apportent de la satisfaction temporaire, mais la qualité et richesses dans les relations humaines nous mènent au bonheur infini. Et la culture malgache est plutôt riche sur ce deuxième volet.

Nasser

Désolé je réponds à moi-même, on vante beaucoup des investissements directs étrangers pour l’émergence de la Chine.

Mais historiquement parlant ce sont les chinois même de l’étranger qui investissaient en masse dans leur pays au départ pour permettre ce décollage.

Pour revenir à la question de Madagascar, si les responsables étatiques malgaches savaient rendre attractif le territoire national pour leurs ressortissants à l’étranger avant tout,le décollage économique se fera surement et attirera aussi par l’occasion des IDE d’autres nationalités.

La notion d’attractivité est très importante pour développer un pays car elle englobe plusieurs critères de performances . Concrètement il s’agit d’améliorer des indicateurs comme dans LE MOCI pour changer la donne .

mpijery

Bah, il faut déjà rendre attractif le pays pour les malgaches eux-mêmes, pour qu’ils ne se barrent plus ailleurs à la moindre occasion

kof

Le bonheur c’est de vivre à Madagascar mais sans les problèmes du pays.

ça s’appelle une quadrature du cercle. 🙂




carole

D’où viennent alors les dépression, suicide, meurtre, addiction aux drogues et tous les autres signes de mal-être dans les pays riches? Je ne dis pas que c’est le bonheur total quand on est pauvre mais il y a des gens qui ont d’autres manières d’apprécier la vie.
Nous avons travaillé pour une adduction d’eau par exemple il y a quelques années, mais les femmes préfèrent aller aux rivières pour papoter ensemble et faire la lessive ensemble. J’ai vu aussi dernièrement les gens qui rigolent comme pas possible en faisant la queue pour les « vary mora », non, ça les fait pas chi.er d’être obligé de passer le temps là.
Sinon, c’est peut-être la manière d’apprécier « le bonheur » aussi.
Les paysans qui ont de bonnes récoltes successives et qui anticipent la période de famadihana, (au lieu d’attendre les 7 ans), ils sont tellement contents du « fitahian’ny razana » qu’ils en organisent un, bien avant et durant lequel ils dilapident tout. C’est incompréhensible et anti économique peut-être mais…ça les rend heureux.
Bref, c’est très relatif à mon avis. Suivant les critères et autres indicateurs établis par les pays occidentaux, on devrait tous être en train de faire le « mamoy fo » ou de se lamenter sur nos sorts, mais non.

carole

cela peut dépendre aussi de l’éducation reçue. Je ne sais pas trop m’exprimer peut-être mais c’est un état d’esprit aussi. Puisque je ne peux pas me barrer de mon pays, puisque c’est le contexte qui existe ici, puisque je ne peux pas forcer ni la HCC ni le CENI, etc… mais je refuse de souffrir. Contradictoire?
Une partie s’en fout complètement alors, revena daholo ze mitranga. On peut aussi s’enivrer avec un toaka gasy qu’avec un J&B, non? même sans tsaky, il y en a qui arrive à avaler ce truc qui peut remplacer le kérosène.
Il y a ceux qui baignent dans une culture de mandefitra, mahandry tantana, aleo very tsikalkalambola toy izay vey tsikalakalampihavanana, etc. On survit, le bonheur n’est pas seulement le matériel.
Et surtout n’oublions pas ce que Marx avait dit à propos de l’opium du peuple.

Bref, il y a plusieurs manières de l’affronter cette vie de m.rde à Mada.

kof

Il faut demander à Jeff Besos s’il est malheureux. 🙂




yoko

« Comment peut-on être heureux sans eau, sans rien à se mettre sous la dent, sans rien du tout, sans aucune perspective ? » : les attentes religieuses compensent largement la faiblesse du niveau de vie; ce dernier n’est nullement imposé mais consenti et accepté par une écrasante majorité de la population. Les Malgaches sont tout simplement le peuple le plus résilient du monde, plus résilient que les Russes qui ont du assumer 70 de privations pendant la période communiste.
La vie terrestre est assimilée à une place dans le taxi-brousse : pas très confortable, mais le voyage ne durera pas longtemps. L’au-delà a plus d’importance : dans le Sud, les tombeaux sont plus grands que les maisons, et les linceuls plus beaux que les vêtements.
Il n’ y a pas de lien direct entre le PIB et le niveau de bonheur, nous le savons depuis le 19 ème siècle ( cf. Durkheim, qui avait analysé les taux de suicide et Th. Veblen, inventeur de la discipline ). De plus les certitudes que nous autres Occidentaux avons depuis les Lumières ne nous rendent pas plus heureux que le reste de l’humanité qui n’est pas encore émancipé des attentes religieuses…
Ce ne sont pas les Malgaches mais les Occidentaux qui sont différents du reste de l’humanité : « le dimanche, eux vont à la messe,
nous on va chez Ikéa » ( Michel Onfray ).

GerardC

Les dirigeants politique doivent être là pour faire des lois juste pour gérer le pays et surtout les faire appliquer. Quand vous avez des grosses sociétés par exemple qui ne paient pas leurs taxes parce qu’ils ont des connaissances haut placées, quand vous avez des caisses de maladie étatiques qui placent de l’argent au lieu de faire soigner les citoyens, etc etc etc ;tout cela crée un grand désordre car une infime minorité touche au bonheur alors qu’une très grande majorité survit au quotidien dans des conditions atroces.

Ianona

Je ne sais pas si vous avez aussi remarqué, mais ces derniers temps, de plus en plus de personnes vendent leurs meubles, jusqu’au lit sur les groupes de vente entre particuliers sur facebook (la grande braderie de facebook etc.)

Debile Profond 2.1.5 ™

« Il est ou le le bonheur, il est ou ? » tous le monde connait ce refrain,

Voici un reportage cash sur Madagascar qui n’a rien a voir avec ceux organisés par les chaînes de télévisions du monde subventionnées avec l’argent public a but publicitaire et touristiques, enfin des images brutes de décoffrages réelles du pays endémique que nous connaissons tous par deux jeunes vazaha publiée sur YouTube il y a seulement 6 jours sur le la base du bonheur …

https://www.youtube.com/watch?v=-8C2Bl4e4PM&t=3188s
et l’analyse qui tue !
https://www.youtube.com/watch?v=0Ig6f3g-QCY&t=198s

yoko

« et l’analyse qui tue ! » analyse juste en effet, de la part d’un vieux monsieur qui fait la part des choses entre la responsabilité des dirigeants et celle du peuple, en nous démontrant le tempérament rétrograde de ce dernier ( cf l’exemple d’Elman du maire refusant le goudron pour ne pas abîmer les sabots des zébus ). On nous aura épargné les arguments traditionnels des bobos de gauche ( la faute au FMI, à la Banque Mondiale, au colonisateur, aux Chinois etc… ).

Quand à savoir si ce mode de vie traditionnel, basé sur les solidarités familiales, la religion, l’agriculture de subsistance au détriment de l’environnement ( défrichage, charbon de bois etc…) pourra subsister, la réponse est évidemment non : les chiffres parlent d’eux-mêmes ( environ 3 millions d’habitants au début de la colonisation, environ 6 millions d’habitants au moment de l’indépendance, environ 10 millions d’habitants au passage au socialisme, environ 30 millions d’habitants aujourd’hui, environ 100 millions d’habitants en 2 100 ). La démographie est comme toujours en Afrique la grande absente du reportage.

yoko




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