6,5 millions en 1970

Gné ? Oui oui, au hasard des discussions ici même, et des recherches en découlant, on apprend donc que la population endémique s’élevait environ à 6,5 millions de têtes en 1970.

Ah. Et donc ? Et donc 52 ans plus tard, ces 6,5 millions se sont transformés.. en près de 30 millions ! 😯 Multipliés par un peu plus de 4, tout simplement.

On nous annonce aussi qu’en 2022, 81% de ces 30 millions sont pauvres. Personne n’a fait le calcul mais cela représente donc plus de 24 millions tompokolahy sy tompokovavy. Ce chiffre est tout simplement aberrant. Insupportable même.

Donc 24 millions, pêle-mêle, d’incultes, d’analphabetes, ne sachant ni lire ni écrire, non qualifiés, miséreux, pauvres, je sais pas si vous vous représentez bien le volume en tête mais pour paraphraser un ancien ministre, c’est effroyable mesdames et messieurs.

Et encore, sur les 6 millions restants, beaucoup d’entre eux doivent aussi flirter avec ces fameux 2,15$ par jour. Pour vous donner une autre idée de là où on part, les chiffres du fisc nous donnent environ …. 350 000 contribuables enregistrés 😯

C’est chaud les enfants. Très chaud. La première leçon à tirer c’est que depuis plus d’un demi-siècle, non seulement Madagascar ne crée pas de richesse mais au contraire, c’est une formidable machine à créer des pauvres. Et donc de la pauvreté.

Et au rythme tout aussi effroyable où progresse cette démographie galopante, avec une projection de 60 millions d’individus en 2050 associé à cette non création de richesse, je vous laisse imaginer le tableau apocalyptique.

Je ne suis pas foncièrement malthusien. Mais quand on voit que ça se dirige tout droit vers un tel suicide collectif, il est de notre devoir de tirer la sonnette d’alarme. 60 millions de pauvres et de miséreux, ataovy sérieux sun above.

Le contrôle des natalités étant donc une vue de l’esprit, il n’y a pas 60 millions d’options pour avoir une chance de s’en sortir : elles se comptent malheureusement sur les doigts d’une main.

Éducation massive et obligatoire, agriculture à dimensionner massivement dès aujourd’hui pour ces 60 millions de bouches, de l’eau en quantité suffisante sinon les millions de morts qui en découleront feront tâche et enfin la mise au travail forcé de tout le monde pour sauver l’intérêt général.

C’est tout ce qu’il reste à faire pour les 25 prochaines années et ne pas réussir cette entreprise sera synonyme d’un énorme désastre humanitaire en perspective.

C’est ça la priorité tompokolahy sy tompokovavy, et non pas vos colisées, vos stades de foot, vos miami, vos fly-over et vos téléphériques.

Je ne mets pas les routes et les autoroutes dans cette liste des inepties car on parlait plus haut de travail forcé et ces millions de bras, on peut les utiliser soit en leur mettant un angady dans les mains soit .. pour construire des routes et des autoroutes non ?

En s’y mettant à 60 millions ça irait surement un peu plus vite

Elles ne se mangent pas mais elles permettent de faire circuler les récoltes entre les régions, de créer de l’activité économique, de la richesse…

Encore une fois, l’heure est grave. A vous de décider si vous souhaitez avoir des dirigeants qui en soient conscients ou si vous voulez continuer avec des illuminés qui parlent avec Dieu dans un stade.

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Hary
Hary
1 mois plus tôt

Oui et il faut un effort collectif .
Encore faut-il avoir une envie collective de construire le pays de demain.
Pour faire un parallèle, tout le monde connait la beauté de la ville de Paris aujourd’hui.
Sauf que ce Paris n’aurait jamais existé si le peuple parisien n’était pas d’accord pour faire les grands travaux à la pioche et à vendre leurs propriétés.
Est ce que ces 81% de malgaches très pauvres seraient d’accord pour faire des grands travaux ? creuser des assainissements pour leurs villes ? Construire des routes ? des bâtiments de logements collectifs ? etc etc …
Tout ceci dans le but de l’intérêt commun , par exemple pour éradiquer le choléra ou la peste.
C’est ce que les parisiens ont fait dès 1850 : des travaux titanesques, fastidieux voire dangereux .
N’oublions pas nous plus le peuple anglais de l’époque qui travaillait dans les mines de charbon avec le danger de mort permanent.
Dans les pays riches , les ancêtres des générations d’aujourd’hui ont fait leur part du boulot .
A Madagascar ,certaines personnes pensent que le développement va se faire d’un claquement de doigt . Or il faut un effort collectif de minimum 30 à 40 ans .

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