C’était pas comme ça de mon temps

L’avant en jette aussi

Gné ? Lol, l’elman se la joue aujourd’hui vieux c*n nostalgique ? J’avoue, il y a un peu de ça.

Alors, de quoi s’agit-il aujourd’hui ? En fait j’ai reçu cette semaine une sympathique invitation pour venir assister à un évènement un peu particulier. Derrière cette invitation, j’ai bien senti une volonté de “sécuriser” l’événement, en gros, de bien “filtrer” en amont les participants, sao dia misy “mamalan-kira” comme dirait l’ami Vanf.

Donc en mode vieux c*n car il y a une vingtaine d’années, le même événement n’aurait pas nécessité de telles précautions, l’invitation aurait même été publique et viennent ceux qui veulent venir.

Mais ça c’était avant. Depuis quelques années maintenant, 13 pour être précis, les choses ont changé, et malheureusement pas dans le bon sens. Il s’est instauré une espèce de méfiance generalisée, sur fond de partisanisme voire de fanatisme.

Tu as la bonne couleur de cravate ? Allez tu peux rentrer. C’est pas la bonne couleur ? Désolé monsieur, merci au revoir. Et bé 😯

Donc si ici en France c’est comme ça, à Madag..ascar ça doit être pire alors. Et bé, bonjour la division, chacun dans son petit coin, les autres en face ils sont l’ennemi. Peut-être pas à abattre mais pas loin.

Les événements malagasy en France, j’en ai couvert des dizaines, voire des centaines dans une autre vie. Je sais donc comment ça marche, quels sont les codes, mais ce à quoi j’assiste aujourd’hui j’avoue que c’est une première. Méfiance, haine, filtrage, wow, je ne dis pas bravo à la personne à l’origine de tout ça depuis 2009. Aucun dirigeant avant vous n’a effectivement réussi à diviser autant les Malgaches, chapeau.

Aujourd’hui, le contexte est différent. Je n’ai plus besoin de couvrir absolument tous les événements pour en vivre, donc j’ai maintenant le luxe de venir (ou pas) aux manifestations. Ça m’intéresse : je viens. Ça ne me dit rien du tout : je ne viens pas. Un peu comme monsieur tout le monde quoi 🙂

Donc quand je viens (avec l’habituelle et magnifique couverture de l’elman qui va bien avec ) c’est que ça m’intéresse et j’estime également que ça intéressera ceux qui me suivent sur le blog.

Voilà, je voulais aujourd’hui simplement pointer du doigt cette espèce de méfiance qui s’est instaurée dans l’événementiel malgache, quel que soit d’ailleurs le caractère de la manifestation, politique ou non.

Même pour une simple soirée, on se posera dorénavant toujours la question : qui est l’organisateur ? De quel bord est-il ? Qui va venir ? Qui sera là ? Ah ça veut dire que la majorité des invités seront du même bord alors.. alors qu’avant, on était juste intéressé pour venir passer une bonne soirée, écouter un bon artiste, danser, bien manger, etc.

Bref, ainsi va la vie. Tant pis donc pour le vieux c*n que je suis. Euh oui mais tant pis aussi pour tous les fêtards qui seront confrontés à la même problématique. Et ce, tout événement confondu.

Ceci étant, ceux qui me connaissent savent aussi … que je porte rarement des cravates 🙂

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razafi
razafi
3 mois plus tôt

C’était mieux avant 😉
et je confirme : l’Elman ne met pas de cravate hihihi

Rafangy
Rafangy
En réponse à  razafi
3 mois plus tôt

la seule fois où j’ai vu le elman porte une cravate c’était lors des funerailles de son père

Rafangy
Rafangy
3 mois plus tôt

vous avez bien dit, le mamimbahoaka a reussi a diviser les gougous,me grands parents nous racontaient qu’après 1947, il y avait une mefiance entre les fonctionnaires et simples citoyens, surtout si ces derniers sont des medecins ou instituteurs, mais en ces temps, le fihavanana etait encore plus fort

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