Ouragan Irma : une réaction française impressionnante

Une image familière
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Nous ne pouvons bien entendu pas terminer la semaine sans parler de l’actualité qui a fait le buzz cette semaine, à savoir le passage dévastateur de l’ouragan Irma dans les Antilles.

Nous avons peut-être vu à la télévision ou sur internet ces images de destruction massive dans les Antilles françaises, et plus particulièrement à Saint-Martin.

Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est la réaction française et les dispositions qui ont été prises, au lendemain même du passage du météore.

L’électricité qui se rétabli petit à petit en à peine 24 heures, les hôpitaux qui sont à la peine mais qui continuent de fonctionner tant bien que mal, la sécurité civile qui intervient partout, le téléphone qui se retablit lentement, le nettoyage qui commence, les routes qui se dégagent, les militaires et les gendarmes déployés pour lutter contre les pilleurs et sécuriser les quartiers, des tonnes de fret qui sont acheminés sur les bases arrière (pointe a pitre, Guadeloupe), sapeurs-pompiers, personnel de santé, urgentistes, croix-rouge, techniciens Edf sans oublier la solidarité qui s’organise un peu partout en métropole, la réaction et la réactivité française, vous me l’accorderez, est impressionnante.

Et c’est là que l’on mesure le fossé qui nous sépare de cette terrible efficacité. Ce n’est pas notre malheureux BNGRC qui pourrait se targuer d’une telle efficacité et comme on le voit, il n’y a pas qu’UN seul acteur qui intervient dans les Antilles françaises, mais tout un ensemble de corps de métiers qui oeuvrent ensembles, sous la direction du Ministère de l’Interieur français et celui des Outre-mer.

On ne parlera même pas de nos pathétiques politiciens qui se bousculent devant les caméras pour remettre quelques pitoyables kilos de riz aux « traboina », pour faire de la récupération, se faire mousser et bien se faire voir votez pour moi. C’est d’un misérabilisme à l’image de tout le pays d’ailleurs.

Pour en revenir à la météo dans les Antilles et les Caraïbes, le cauchemar est loin d’être terminé car un autre ouragan, José, va encore frapper de nouveau la zone ce week-end, un cyclone de force 4 avec des vents de plus de 250 km/h. Irma quand à lui poursuit sa route vers la Floride.

Dans un tout autre registre, c’est aussi l’occasion peut-être de se poser un peu et de réfléchir à ce fameux dérèglement climatique qui, pour les années à venir, va provoquer cataclysmes sur cataclysmes ? A savoir des ouragans de catégorie 5 avec des vents de plus de 300 km/h ?

Lire aussiOuragan Irma: «Que ça nous serve de leçon, le pire est devant nous», tonne Nicolas Hulot

Après le passage d’Irma sur la Floride suivi de José ces prochaines heures, M. Trump reconsiderera peut-être autrement le retrait américain de la Cop 21 ?

Et nous à Madagascar, que faisons nous pour réduire notre empreinte carbone et contribuer à lutter contre le réchauffement climatique ? Gouverner c’est prévoir dit le dicton et même si ce n’est pas le fort de nos dirigeants actuels, il nous appartient individuellement d’agir pour ne pas laisser, comme je l’ai déjà dis dans ma chronique 0, une belle terre rouge, mais brûlée à nos enfants.

Et dans l’immédiat, comment nous préparons nous pour la prochaine saison cyclonique ? Je demande tout ça, je demande rien.

elman

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Ianona
Gold
4 années plus tôt

En fait, à Madagascar, on est champion de la logistique si c’est pour frimer pour l’accueil de sommets inutiles et si’il y a une opportunité pour se remplir les poches.

En revanche, si c’est pour déployer une logistique pour venir en aide aux sinistrés, alors là, on est nul de chez nul et on ne fait même pas semblant de faire un effort pour être efficace.

F
F
Gold
4 années plus tôt

Un point de départ important, l’utilisation des informations d’images venue de satellites météo, partage d’informations avec d’autres pays et pas des moindres en incluant les « petits » pays de la zone Antilles.
Ensuite les moyens mis en œuvre l’ont été en fonction des expériences passées dans des pays européens mais aussi des pays lointains…
Le pré-positionnement de moyens fait partie de la stratégie mise au point à partir des expériences passées.
Mais le plus important qui explique la rapidité des actions, c’est que cette intervention rapide s’est faite à partir de territoires français vers d’autres territoires français.

Quand un cyclone frappe Madagascar en causant toujours des dégâts, les moyens disponibles à la Réunion (par exemple) pourraient être déployés en 48 voire 24 heures en n’importe quel point de Madagascar.
Mais avant de le faire il faut obtenir les autorisation des quarante douze niveaux décisionnels existants à Madagascar, chaque niveau étant composé de personnes persuadées qu’elles sont très importantes et que l’on ne peut utiliser n’importe quels termes pour s’adresser à elles…
Je suis trop dur ?

Un autre point qui explique la rapidité de la réaction : Les propriétaires des immeubles détruits ne sont pas n’importe qui ! De très nombreux « people » ont vu leurs maisons détruites, pareil pour les hôtels « toujours de luxe » se doivent d’être choyés…

vazaha
vazaha
4 années plus tôt

Réaction impressionnante peut être , mais je pense insuffisante .
Car les moyens d’actions militaires et civils ne sont plus aujourd’hui ce qu’ils étaient suite aux coupes budgétaires des dernières années .
Ceci dit , la catastrophe gigantesque qui frappe ces iles est difficilement gérable dans l’urgence . il faudra du temps pour s’en remettre et reconstruire .

F
F
Gold
En réponse à  vazaha
4 années plus tôt

, Toute réponse « suffisante » est illusoire dans un tel cas.
Un A400M et deux Antonov hyper-porteur vont quitter la France pour .. la Martinique !
Et pourquoi pas Saint Martin ou Saint Barthélémy directement ? Telle est la question d’un journaliste moyen qui veut ignorer l’état des pistes de ces iles…
Les coupes budgétaires n’auront de véritables effets que l’an prochain. Et les réserves parlementaires effectives dès maintenant constituent un pécule dans lequel on peut puiser tout de suite. Et il faut aussi compter avec les fonds qui vont être recueillis par ci par là.
Et comme le suggère mclient, la manche tendue par la France aux malgaches va être d’une rentabilité inespérée… N’est-il pas ?

mclient
mclient
4 années plus tôt

ils sont bizarres ces français. Pourquoi ils ont agit rapidement au lieu d’envoyer des délégations après quelques jours pour estimer les dégâts? et pourquoi ils ne font pas la manche?

F
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Gold
En réponse à  mclient
4 années plus tôt

@mclient, Les maisons dévastées, les magasins pillés, c’est dès le lendemain du passage du cyclone que les gens ont besoin de manger et de boire.
Ce sont des français qui sont dans le besoin, situation à laquelle ils ne sont pas habitués comme les malgaches habitants hors des hauts plateaux qui sont habitués depuis longtemps à une certaine forme de disette et qui peuvent se passer de manger pendant le temps de se décider à former une délégation de responsable pour évaluer les besoins de la population sinistrée… Qui comme par hasard est constituée d’électeurs…

Cependant toute situation réelle décrite plus haut est le pur fruit de mon imagination.

Les infos de midi ont montré un reportage tourné à Orléans, l’on y voit une partie des 50 groupes électrogènes de 60KVA qui sont embarqué à bord du A400M… C’est pas top ça procurer de l’électricité aussi rapidement ?

F
F
Gold
En réponse à  elman
4 années plus tôt

, Hélas !
Il pourrait être assez facile de s’entendre pour mettre en œuvre des systèmes d’entraide internationale en cas de sinistres importants, et ils sont toujours importants !
En été l’entraide pour la lutte contre des incendies est maintenant capitale entre pays, Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce…
On met l’orgueil nationale en poche, le mouchoir par dessus et on va au feu.
Qu’y a-t-il de compliqué ?

F
F
Gold
En réponse à  elman
4 années plus tôt

, Je n’aime pas le « nous » que vous utilisez !
Je connais assez l’âme malgache et le courage des malgaches pour savoir que ces lacune sont collectives.
Mais là où le bât blesse est que l’inconscient collectif en est arrivé à un point où devant une difficulté il est plus facile de dire :
– nous n’avons pas les moyens (financiers)
– nous n’avons pas les moyens (humains)
– nous n’avons pas les moyens (de volonté ***)
Pourtant quand survient un problème avec « sa chose », le malgache sait pratiquement tout réparer.
Mais l’appropriation de biens dits publics semble une tâche impossible.
Comme si la colonisation avait eu l’effet d’une lobotomisation générale de la population résidant à Madagascar !
Pourtant il est des gens qui réussissent à mobiliser et donner cette conscience du bien public, comme par exemple Pedro Opeka ! (Depuis le temps qu’il sévit à Madagascar il est complètement malgache maintenant).

Je ne pense pas qu’il soit vraiment question d’altruisme dans l’organisation d’aides. Mais plutôt d’un intérêt bien compris, celui qui fait que la réparation de dégâts d’une catastrophe naturelle (ou humaine) fait partie de la vie d’une ville, d’une région, d’un pays et bientôt d’une planète !
Et c’est moins une question d’éducation de la population d’un pays que de ses dirigeants.

mclient
mclient
En réponse à  F
4 années plus tôt

@feng.chou, c’est top. mais nous, on a tellement l’habitude de voir les réactions trainées en longueur. mis à part les récupérations politiques qui sont d’un célérité exemplaire.

F
F
Gold
En réponse à  mclient
4 années plus tôt

@mclient, Il y a quelques 40,50 ans la réaction des « pouvoirs publics » était longue et « faible ».
Lors des dernières catastrophes minières par exemple seuls les services de sécurité des mines étaient à l’œuvre, mais avec de moyens limités car ils coutaient chers aux dirigeants des mines…
En cas d’explosions dues au gaz de ville les services de sécurité de la compagnie distribuant le gaz étaient aussi peu équipés.
Assez vite des politiques, poussés par des journalistes et la « fureur » publique organisée, ont décidé de créer des services de secours et d’aide indépendants, les pompiers. Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain…
Des plans prévisionnels ont été établis et des tests sont faits régulièrement. Les matériels nécessaires sont vérifiés souvent et remplacés au bout d’une période donnée, même s’ils n’ont pas été utilisés!
J’ai fait mention de l’envoi de groupes électrogènes, ces groupes ont été vérifiés et seul un très petit nombre va s’avérer en panne à l’arrivée. C’est statistiquement prévu, et il sera réparer sur place grâce aux pièces de secours qui sont dans le bâti de chaque groupe.

mclient
mclient
En réponse à  F
4 années plus tôt

@feng.chou, mais ça ce n’est pas, et ce ne sera pas, à Madagascar.

F
F
Gold
En réponse à  mclient
4 années plus tôt

@mclient, Défaitiste 🙂

Je sais, ça rime avec réaliste…

raossy
raossy
4 années plus tôt

Bof; à Madagascar, les forces de l’ordre sont plutôt payées pour réprimer et incendier impunément un village entier. Si les tenants du pouvoir avaient les moyens de provoquer des ouragans, ils s’en serviraient allègrement pour raser les localités qui leur sont hostiles.

F
F
Gold
4 années plus tôt

Autre réaction toute aussi impressionnante, celle des politiques qui, depuis la métropole, critiquent la réaction de autorités, mauvaise préparation, mauvais réaction, réaction trop lente…
L’on dit souvent que l’on a les hommes politiques que l’on mérite, mais franchement je ne me savais pas si *on !!!
Certains de ceux qui critiquent sont au pouvoir depuis ante ans ! Et ils n’ont pas compris que malgré l’élargissement de l’autoroute Paris-Marseille de 2×2 voies à 4×4 voies sur les tronçons les plus délicats, les embouteillages de départ en vacance existent toujours.
En cas de fortes chutes de neige l’autoroute Lyon-Marseille est toujours bloqué au même endroit parce que la neige y tombe une fois tous les 6 à 10 ans. Et bien sûr il s’agit encore d’imprévision !
Ces géniaux critiqueurs ne peuvent pas comprendre que l’on ne peut rien faire pour gérer correctement les périodes de crises, surtout quand elles arrivent de façon aléatoire.
Maintenant que les cyclones et autres ouragans vont se former de façon plus régulière, il sera possible de mieux prévoir des dispositifs de secours d’urgence, sauf que par la répétition ce ne sera plus de l’urgence mais du répétitif !

ACTUTANA