Rester ou se barrer de Madagascar ?

Rester ou se barrer de Madagascar ?
Rester ou se barrer de Madagascar ?

La situation est grave et la question se pose sérieusement aujourd’hui : « Rester ou se barrer de Madagascar ? » . Dans mon cercle d’amis, la réponse est toujours la même : « Si tu peux te barrer, barres-toi de Madagascar ». Et à la question : « Mais pourquoi ? », la réponse est toujours la même : « Ce pays est en train de couler depuis 2009, il n’y a pas d’avenir ici ».

Effectivement, les perspectives sont sombres. Depuis 2009, tout est au rouge, les rentrées d’argent se font rares dans les ménages et tout le monde est pessimiste au regard d’un avenir des plus incertains. Le pouvoir d’achat n’a eu de cesse de dégringoler depuis 2009, les factures quant à elles n’ont eu de cesse d’augmenter dans le même intervalle, ce qui fait qu’en 2017, la vie est vraiment devenue infernale à Madagascar.

Et beaucoup de nos amis sont effectivement partis dès qu’ils en ont eu l’occasion. Entre vivoter médiocrement à Madagascar et vivre une vie à peu près normale dans un autre pays « peu importe lequel du moment que ce n’est pas Madagascar », le choix a été vite tranché : ils se sont tous barrés. En Europe, Asie, Amérique, Afrique : peu importe, n’importe quel pays conviendra, même en Somalie, mais tout sauf Madagascar.

Et dans la plupart des cas, les motifs invoqués sont toujours à peu près identiques : « nous avons des enfants, nous ne pouvons pas les élever correctement dans un pays pareil ». Et effectivement, l’argument ne peut souffrir d’aucune contradiction : les écolages des enfants doivent être payés tous les mois (minimum 200 000 ar par enfant pendant 9 mois), la sécurité, la santé, etc. À l’argument « oui, mais ailleurs vous serez payés à peine au SMIC », la réponse est toute aussi implacable : « ce n’est pas grave, avec ce SMIC-là au moins j’aurai un toit, les enfants iront à l’école, ils seront bien soignés, et le frigo sera toujours plein ». Effectivement, quelque part c’est vrai et de toutes les manières, leur décision est déjà prise et irrévocable: ils vont se barrer. Et à la première occasion, ils se sont effectivement barrés.

On nous a promis que le « tolona » gagnera en 2009. Mais depuis 8 ans, tout ce que nous voyons c’est une dégringolade sans précédent des conditions de vie à Madagascar. Le pouvoir d’achat a été réduit à sa plus simple expression, mais aussi l’explosion de l’insécurité, l’incivilité, les conditions de vie médiocres, la disparition progressive de la classe moyenne au profit d’une paupérisation sans précédent : voilà ce que la population assiste et vit au quotidien depuis 8 ans.

« Prouvez-moi que les Malgaches sont pauvres » exigeait Hery Rajaonarimampianina. Oui, ils sont tous pauvres monsieur le président de la République. Ceux qui ont encore pu mettre un peu de côté se sont déjà tous acheté un billet pour s’éloigner le plus loin possible de ce pays maudit, que vous avez bousillé en très exactement 8 ans, vous et votre prédécesseur. Et au quotidien, ce qui règne en maître désormais ce sont désormais la misère, la pauvreté, la médiocrité, l’insécurité, les meurtres, les viols, les kidnappings.

La décence à ce stade-là serait de déposer sa démission. Mais même ça, la décence, on n’a plus. Non, on poussera même l’outrecuidance jusqu’à vouloir se représenter sans vergogne devant la population en 2018.

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Rainintsara
4 années plus tôt

Fight or flight? Flight and fight pour mieux revenir je pense.

mangableu
mangableu(@mangableu)
4 années plus tôt

Ben de mon coté, je constate que je ne travaille que pour payer les factures. Le petit peu qui reste c’est pour la bouffe sur un mois. Il n’y a d’économie faite, on prie qu’on ne tombe pas malade,…. Bref, c’est la cata.
Ma petite famille vit comme dans ce qui est décrit dans ce documentaire
https://www.youtube.com/watch?v=mL09cozPwhU&t=137s

edenlechat
edenlechat
En réponse à  mangableu
4 années plus tôt

, vidéo désactivée…

Afist
Afist(@afistardni)
4 années plus tôt

Et le gugusse prezida des gérants de station d’essence aza nilaza fa tena tsy maintsy hampiakarina hono ny vidin’ny solika @ Mai

rafangy
rafangy(@rafangy)
En réponse à  Afist
4 années plus tôt

le rakotozafy martin? mais c’est un lécheur de premier ce type!il a été nommé sénateur alors il défend la main qui le nourrit, le prix des carburants qui augmente, il n’a rien à cirer, il a droit à pas moins de 3 000 000ar mensuels

Afist
Afist(@afistardni)
En réponse à  rafangy
4 années plus tôt

je ne savais que c’est un sénateur 🙁




Lita Z.
Lita Z.
En réponse à  Afist
4 années plus tôt

Efa any am-pita daholo angamba ny zanany.

rafangy
rafangy(@rafangy)
En réponse à  Lita Z.
4 années plus tôt

mety ho izay tokoa!

ranarison
ranarison
4 années plus tôt

Madagascar est un pays où il est très bon de vivre à condition qu’on maîtrise le justice et la santé.C’est le constat qu’a fait Maître Hery Ranjeva, associé d’un très grand cabinet d’avocat américain, lors d’un forum sur investir à Madagascar.
Au moindre petit pépin de santé, c’est la catastrophe totale comme le fait remarquer d’ailleurs mangableu
Pour la justice à Madagascar, le web malgache foisonne de chef d’entreprise malgache de la diaspora qui se fait spolier par ses propres salariés, bien malgaches bien sûr. Mpamosavy mahery an-trano e ! Pas plus tard que la semaine prochaine, un imprudent a failli perdre tous ses biens immobiliers aux enchères au tribunal d’anosy le mercredi 19 avril 2017 (www.spoliation.org).
L’un des problèmes lorsqu’on part à l’étranger est le déclassement. Il semble qu’au Canada, l’intégration est plus simple. J’ai des amis qui sont devenus fonctionnaires en un peu moins de quatre ans.

Lita Z.
Lita Z.
En réponse à  elman
4 années plus tôt

Il y a de quoi réfléchir car quelque part ces gens là ont abandonné la (toute?) dignité qu’ils avaient au pays. Car il est impensable qu’ils puissent faire la même chose à Mada, même s’il n’y a pas de sot métier dit-on.
Ce qui amène à penser que la notion de dignité est somme toute relative.




Lita Z.
Lita Z.
En réponse à  elman
4 années plus tôt

Eh oui! Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour nos enfants?
Par les temps qui courent où rien n’est sûr, nous ne souhaitons plus faire vivre à nos enfants ce que nous avons vécu : mianatra any @ EPP, CEG, Lycée et Université, mandeha an-tongotra mianatra, manalavi-dàlana rehefa mody avy mianatra (fa milalao an-dàlana), mankany @ bibliothèque mamaky sy miindrana boky, …
Bref, toutes une batterie d’épreuves qui nous a – peut-être – façonnée afin de mieux affronter le b…l que nous vivons actuellement.

Rahandy
Rahandy
En réponse à  Lita Z.
4 années plus tôt

Pour moi c’est vraiment pareil, je ne peux plus me permettre de laisser les enfants, donc soit j’investis en temps, soit en argent car je dois payer quelqu’un pour les ramener, donc dépenses en plus et un risque permanent qu’il leur arrive quelque chose (ce qui est déjà arrivé d’ailleurs…), ce n’est plus vivable

ndrema
ndrema
En réponse à  elman
4 années plus tôt

D’autant plus que les femmes malgaches ne vivent que pour leurs enfants et l’avenir de leur progéniture : inona no hiafaran’ireto zanantsika ireto.

jr31
jr31(@jr31)
En réponse à  elman
4 années plus tôt

j’ai un pote à la mairie de Toulouse, et il m’a dit que le métier d’éboueur est très recherché, parce que bien payé, avec le statut de fonctionnaire et tout le tràlàlà, et en plus leur corporation est très puissante parce que ils ont une arme très efficace, … la grève des éboueurs! effectivement, la hantise des citadins, c’est de voir les ordures s’amonceler, et d’ailleurs conseillé de prendre exemple sur les autorité malgache, s’ils ne veulent plus être les otages des éboueurs!

Rahandy
Rahandy
En réponse à  jr31
4 années plus tôt

les éboueurs sont régis par des conditions de travail favorisées en France, ils ont un syndicat puissant, ce qui permet à certain de faire le métier d’éboueurs et de faire une demi journée au noir

D. Oliprane
D. Oliprane
En réponse à  jr31
4 années plus tôt

Eboueurs fonctionnaires, c’est un cliché. Dans quelques villes oui. Dans la grande majorité, c’est privatisé. Salaire juste dans la moyenne. Avec les éboueurs et les employés des centrales nucléaires, c’est un métier avec un fort taux de suivi médical. De plus c’est un milieu très corporatisé. Si tu est d’origine caucasien, celtique ou asiatique, tu es mis à l’index.




ndrema
ndrema
En réponse à  elman
4 années plus tôt

on peut très bien ramasser les ordures à condition qu’on soit anonyme dans un bled perdu
Méfiez vous, les enfants peuvent être traumatisés par ce changement de job classé comme dévalorisant
C’est un peu compliqué tout cela

Ianona
Ianona
4 années plus tôt

On vit très bien à Madagascar du moment qu’on a un bon boulot. On mange bien, on s’habille bien, les enfants peuvent fréquenter une bonne école. On peut aussi se soigner passablement bien pour les bobos de tous les jours sauf si c’est une maladie grave du genre cancer ou insuffisance rénale. Là, tu crèves, c’est garanti sauf si t’es blindé de thune ou que t’as une bonne prise en charge comme celle d’Air Malade.

Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de trouver un poste bien rémunéré (avec la peur constante que l’entreprise ferme du jour au lendemain et avec les abus de certains patrons véreux qui ne paient pas la rémunération convenue). Dans la plupart des cas, il faut aussi être diplômé, bref, avoir certaines compétences, ce qui n’est pas le cas de tout les gasy dont les 3/4 sont analphabètes. Et pour avoir une place dans un ministrèe il faut être pistonné et beaucoup de sous pour payer l’admission. (En pasant toujours pas de suite au concours de la douane?)

Le hic à Madagascar, c’est donc la société, la mentalité pauvre et mirefarefa @tany. Les villes sales, les services immondes de l’administration, les gens qui te regardent de travers dès que tu t’habilles bien et que tu conduis une voiture, car tu es miseo milay. Les perspectives d’avenir aussi sont sombres, les enfants auront-ils les mêmes chances que les parents qui ont réussi? Vivront-ils toujours dans le noir du délestage? Dans la peur constante d’être attaqué la nuit? De voir son terrain déjà au nom d’un escroc? Avec internet qui rame? Les consommateurs qui n’ont aucun droit et qui doivent supporter la merde qu’on leur impose?

Donc moi, je me suis barré, tiré, je retourne à Tanà quelques fois par an, peut-être que j’y retournerai vivre, je ne sais pas, le futur le dira.

Rahandy
Rahandy
4 années plus tôt

Que dire de plus, pour le moment, on n’a pas essayé de sauter le pas,
J’ai changé de boulot pour avoir plus, mais au bout de 2ans, je me retrouve avec moins de latitude, ma vie avant était plus confortable, elle l’est encore mais j’ai plus rien à mettre de côté.
Les prix ont flambé, que dire de gens dans la brousse? Raha marary, dia miandry fahafatesana sisa. Tandis que d’autres partent se soigner à Maurice pour un évanouissement

ndrema
ndrema
En réponse à  Rahandy
4 années plus tôt

Raha marary dia ny fametrahana tanana sisa no afaka atao e, miampy ny vavaka lavareny. Tsy aleo tsy alefa lavitra ny fisainana

Vohitsara
Vohitsara(@vohitsara)
4 années plus tôt

Voilà tout est dit dans la brève et dans les commentaires. Dans tous les domaines il y a de l’insécurité: éducation, alimentation, travail, électricité, justice, administration. Et la question est: est-ce que nos dirigeants pensent une minute à leur compatriote et au pays? Ou ils pensent tous comme le PRM que les malagasy ne sont pas pauvres. Y-a-t-il des politiciens dirigeants qui lisent actutana et ses brèves? Ont-ils les consciences tranquilles? Ou est-ce qu’ils sont tous « tena jamban’ny 3V? »

Sendra
Sendra
En réponse à  Vohitsara
4 années plus tôt

Pour résumer la situation à Madà: les piliers d’un Etat sont pourris par la corruption et l’incompétence: la justice (y compris la HCC), les forces de l’ordre et les dirigeants (PRM – PM- Ministres et leur staff – les fonctionnaires). Il n’y a pas ainsi à demander pourquoi le pays est tombé si bas, et en principalement depuis 2009.




Lita Z.
Lita Z.
4 années plus tôt

Encore faut-il qu’on ait les moyens de se barrer de ce pays. Mais cela est une autre histoire.
Et les conditions d’admission à l’Eldorado qui attend les migrants ne sont pas des plus faciles!
Puis une fois là bas, c’est aléatoire : le boulot ne vient pas immédiatement, il y a l’acclimatation, le culture shock comme disent les anglo-saxons, … ; et si on trouve du boulot, c’est moins valorisant qu’ici…
Ceux que je connais et qui ont décidé de franchir le pas sont sereins pour ne pas dire heureux. Car le Malagasy est réputé pour sa faculté d’adaptation hors du commun.

ndrema
ndrema
En réponse à  elman
4 années plus tôt

Tout est question d’opportunité et du facteur chance, être au bon moment

Fort-carnot
Fort-carnot(@fort-carnot)
4 années plus tôt

Se barrer ensuite cracher dessus de là on où on sera? le problème est entier. Quel en est le fond et quelles sont les solutions possibles?
Ayant fait des études en europe, j’en ai vu des malgaches cracher sur Madagascar meme durant Ra8. Par contre quand un européen, notamment français est en face, le malgache va dire que c’est à cause des pays riches que Madagascar est là ou il est.
Prenez exemple des dentistes ou médecins qui ont fait la concession de gagner 3-5€ par consultation au lieu des 30-50€ en Europe. Ces gens là on en parle jamais et pourtant ils ont quitté un confort pour essayer d’apporter ce qu’ils ont malgré tout. A mon sens, nous aimons bien comparer notre pays avec les pays « occidentaux » qui eux ont vécu plus de désastre que nous même…

Marie Madeleine
Marie Madeleine(@marie-madeleine)
En réponse à  Fort-carnot
4 années plus tôt

Tout à fait du même avis. Ce sont des choix, certains sont plus admirable que d’autre même si les deux sont compréhensibles.




mcRay
mcRay
4 années plus tôt

Bonjour à tous,
Pour ma part, ayant vécu plus d’une dizaine d’année en Europe(France), j’ai pris la décision de rentrer au pays malgré tout ce qui se dit qui hélas n’est pas du tout encourageant concernant Madagascar. Effectivement, les amis , les proches ne comprennent pas mon choix mais c’est un challenge pour moi et aussi l’occasion de pouvoir faire quelque chose pour le pays, je garde l’espoir tout de même (l’espoir fait vivre les imbéciles dit-on lol). Il est aussi bon de savoir que la France est à bout de souffle et cela se ressent : chômage de masse, désindustrialisation, arrivée en masse de migrants et donc administration très emmerdante, le premier tour des élections confirme bien ces marasmes … ce n’est pas toujours très évident. Donc voilà, une fois au pays, je verrai bien et qui sait, peut-être que l’herbe est aussi verte qu’ailleurs à Madagascar.

kof
kof(@kof)
4 années plus tôt

La question est : se barrer où? La France (et l’Europe en général) a fermé la porte depuis longtemps. Les US viennent d’élire Trump et cette administration là n’a qu’une obsession : freiner l’immigration. Le Canada ne prend difficilement que ceux avec des qualifications qui l’intéressent. Reste l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du sud. Autant dire très compliqué…

mangableu
mangableu(@mangableu)
4 années plus tôt

Moi je reste ici à Madagascar malgré le fait que rien ne va; C’est un choix. Par contre je ne refuserai pas un billet aller-retour tout payé à l’extérieur si c’est pour les vacances mais non pas pour travailler. 🙂

Marie Madeleine
Marie Madeleine(@marie-madeleine)
En réponse à  mangableu
4 années plus tôt

Une personne ayant les ressources physiques et intellectuelles pour vivre à Mada ferait bien de rester ici (patriotiquement mais aussi culturellement parlant). Après, il y a toujours des exceptions et cas particuliers en tout genre.

C’est pour cela que partir et rester sont tout deux compréhensibles, mais rester est plus admirable, encore plus si c’est un choix.




jr31
jr31(@jr31)
En réponse à  elman
4 années plus tôt

,
les discours patriotiques et tralàlà ne m’atteint plus! voyez vous à l’époque j’avais une affaire qui marchait très bien, et que j’ai dû abandonner après une querelle avec l’administration fiscale d’alors(j’vais pas pu me résoudre à laisser une enveloppe pour des racketteurs), alors je suis parti! En 2007, avec des partenaires, j’avais le projet d’installer à Tana une unité de production de béton précontraint, mais les mpitolona sont passés par là en 2009 et vous connaissez la suite, alors investir et retourner à babakotoland, … merci!

Marie Madeleine
Marie Madeleine(@marie-madeleine)
En réponse à  jr31
4 années plus tôt

Personne n’a dit que ce serait une partie de plaisir, ni un premier tour de vita, c’est pour ça que c’est plus admirable.

Dites-vous que c’est comme le mariage: beaucoup de bas, de très rare voire imaginaires haut, il faut souvent le ressusciter des cendres mais c’est la seule façon de le maintenir en vie et personne ne le fera à votre place dans un but autre que de se l’approprier à votre perte.

Marie Madeleine
Marie Madeleine(@marie-madeleine)
En réponse à  elman
4 années plus tôt

Oui, on y croit.

Cette article est par ailleurs une des choses qui m’ont conduite ici.

Pareille pensées vous honorent.

Lemaizina
Lemaizina(@lemaizina)
4 années plus tôt

Na pas laisser les places à ces vieux vazaha qui envahissent le pays (principalement Diégo et environs!)! Y a encore beaucoup à faire et beaucoup à gagner! Avis aux jeunes!

Lita Z.
Lita Z.
En réponse à  Lemaizina
4 années plus tôt

Attention, il n’y a pas que les vieux vazaha! Il y a ces jeunes qui, comme leurs parents ou grands parents, se croient en terre conquise ici ; et qui ne respectent rien ni personne pour se faire du blé! Ça ne fait que casser du malgache à chaque sortie (bouffes, beuveries ou autres)!

Marcus
Marcus
4 années plus tôt

Dans les années 80, mon oncle a annoncé à la famille que lui, sa femme et ses enfants partiront de Madagascar et ne reviendront plus jamais. Il a dit que ce n’était pas à cause de nous, mais il ne voit pas d’avenir brillant à cause de la politique et des dirigeants. Toute la famille était très étonné, mais aussi triste. Nous avons dit qu’on sait qu’ils sont mauvais, mais nous restons pour que ce pays se relève.
Comment sa croyance en ce « Dirigeant » qui égalera les efforts d’Andrinampoinimerina a pu le faire partir de son pays natal?

Maintenant, nous sommes en 2017 et avec cette question: je me demande que peut être que cet oncle a prédit ce que personne n’a vu à cette époque.
Heureusement qu’il a dit qu’un jour on connaitra un bon développement, mais il ne peut pas attendre cela, parce qu’il a des enfants qui doivent être dans le monde du travail avant ce jour.




D. Oliprane
D. Oliprane
4 années plus tôt

Ceux que je connais, et qui sont partis dans ces années-là ne regardent plus en arrière et ont coupé progressivement les liens avec la famille restante. Leurs grands enfants répugnent à revenir, souvent après une expérience estivale désastreuse. D’autres reviennent avec ce sentiment de supériorité, comme on va dans un zoo. Certains arrivés à l’âge de la retraite avaient envisagé de revenir. C’est se couper des enfants, des proches, du suivi médical, etc. Ces projets se heurtent à la réalité.
Alors, avis aux candidats, quand on part, c’est pour la vie. Les émigrés ont pour vocation de ne jamais revenir sur ses pas.

D. Oliprane
D. Oliprane
En réponse à  elman
4 années plus tôt

Et moi un cousin à qui ses parents lui ont payé un AR en haute saison sur AF en espérant qu’il tisse des liens avec la famille restante qu’il n’a jamais vu. Bilan, 1 mois enfermé avec sa Playstation et Facebook qu’il a débranché le soir de son départ.

Izy
Izy
4 années plus tôt

Moi j’admire la ténacité de Ra8 qui cherche tous les moyens pour faire marcher ce pays. Il parcours le monde entier pour trouver les idées qui fonctionnent pour qu’un jour il puisse l’appliquer à cette île. On lui met des battons de tous les côtés mais il semblerait que le monsieur reste optimiste et continue à vouloir élever ce pays maudit. Il faut être fou ou inconscient, dans les deux cas chapeau bas au monsieur.

veritas
veritas(@veritas)
3 années plus tôt

Je suis né dans ce pays ,j’ai vécu a l’exterieur mais l’amour du pays m’a rappelé a lui malgré ses déboires.J’espère ne plus le quitter malgré la vie dure et l’absence d’avancée mais je suis d’avis qu’on est jamais mieux que chez soi et il faut chercher à l’améliorer.




banksybeat
banksybeat
En réponse à  elman
3 années plus tôt

L’idee de repartir revient de plus en plus fort comme on dit en bon malgache « manao sesilany »

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